mardi 15 août 2017

Nouvelle interview de Robert Pattinson avec The Huffington Post

Cette fois-ci Robert a échangé avec The Huffington Post à propos des paparazzis, de sa célébrité et de Good Time :


Traduction :

Robert Pattinson, je suis désolé. 

A l'extérieur de l'hôtel Bowery, dans le centre-ville de Manhattan, où j'ai interviewé Pattinson jeudi matin, une cabale de paparazzi serrait fort leurs appareils photos en anticipation. Pour cela j'avais le sentiment de devoir m'excuser pour commencer. Cela doit être suffocant d'être de l'autre côté de ces vautours. 

Pattinson plaide l'ignorance. "Je viens d'entrer et ils n'étaient pas là," a t-il déclaré, d'un ton badin. "Je suis presque sûr que ce n'est pas à propos de moi."

Qui d'autres chercheraient-ils ?

"J'entre et je sors et je me dis 'Ils ne suivent pas ! C'est clairement pour quelqu'un d'autre,'" a t-il dit, presque fier de réaliser qu'il y a peut-être quelqu'un de plus recherché dans l'immeuble. Douteux. En quelque sorte, son commentaire prouve qu'il est bien trop familier avec la danse entre le photographe et le sujet célèbre. Après tout, c'est l'homme qui, selon le profil qu'a publié GQ la semaine dernière, s'est promené dans des coffres de voitures et a garé des voitures de location à travers Los Angeles au cas où il aurait besoin de s'enfuir rapidement. Il est terriblement bien formé à l'art du contournement des paparazzis. 



C'était logique que Pattinson soit semi-incognito quand je l'ai rencontré dans un coin discret du bar de l'hôtel. Vêtu d'un pull-over en laine grise, d'un jean et d'une casquette de baseball noire qui couvrait son front et cachait sa fameuse crinière, Pattinson était calme en parlant de la situation des paparazzis, mais épuisé par les trop nombreuses interviews qu'il a donné ces dernières semaines pour promouvoir "Good Time", son nouveau film. "Je suis épouvantable en ce moment," a t-il dit en rigolant. 

"Good Time" est un film qui nécessite une discussion, à cause de son contenu et parce que cela confirme que le Pattinson "Post-Twilight" ne sera pas catalogué dans une boite hollywoodienne. Par nature, cela semble bizarre de déclarer son amour pour "Good Time," une drame indépendant pas très net dans lequel Pattinson joue Connie, un irrécupérable idiot qui volette à travers le Queens, essayant de fuir la police après un braquage de banque avec son jeune frère sourd et handicapé mental, Nick (Benny Safdie, qui réalise le film avec son frère, Joshua). Connie mène la danse, mais Nick est celui qui finit en prison, envoyant Connie dans une quête futile à la recherche de 10 000 dollars pour le faire sortir. 

A la fois troublant et inexpressif, c'est la performance la plus féroce de la carrière de Pattinson, qui l'a emmené d'Harry Potter et la coupe de feu, Water For Elephants et 4 de ces films sur un célèbre vampire à la scène d'art et d'essai, obscure en comparaison. Depuis que la série Twilight s'est terminée en 2012, Pattinson a consolidé sa gamme grâce à deux films réalisé par David Cronenberg (Cosmopolis et Maps to the stars), à un drame de vengeance dystopique (The Rover) et quelques biopic que peu de gens ont vu, y compris l'excellent "The Lost City of Z" de cette année. 

Si la popularité est le système de mesure, la page IMDb de Pattinson donne l'impression qu'il n'a pas fait grand chose durant ces 5 dernières années. Ce n'est pas parce qu'il n'est pas en demande. Pattinson a dit qu'il lisait environ 8 scénarios par semaines - soit plus de 400 par an. 

Il n'arrive pas à définir ses goûts, pas même à ses agents : "Je recherche seulement des choses qui me surprennent vraiment." Il a demandé à ses représentants de lui transmettre les scénarios qui comportent les descriptions de personnages suivants "grand, 31 ans, pédophile, grossier." C''est une blague bien sûr, le point derrière cela c'est que Pattinson n'est pas intéressé par des rôles conventionnels. Il veut jouer la dernière personne à laquelle vous penseriez. 

C'est "plus difficile" aujourd'hui, a t-il confirmé, qu'en 2008, lorsque le premier film Twilight est sorti. A l'époque, Hollywood n'en était qu'à ses débuts dans la reprise de franchise, où les propriétés familières avec des budgets grandissant - reboot, spinoff, suites interminables, un livre divisé en deux ,voir plus, films - a rogné une grande partie de l'espace occupée par les histoires nouvelles. En fait, "Good Time" a vu le jour car Pattinson a vu une image du film précédent des frères Safdie, l'histoire d'une drogué dans "Heaven Knows What," et leur a dit qu'il aimait leur style. 

Heureusement, il a l'argent pour financer son intérêt dans des projets indépendants. Pattinson et ses collègues Kristen Stewart et Taylor Lautner ont gagné 25 millions de dollars chacun, avec également 7.5% des énormes ventes de billets, pour les deux parties de "Breaking Dawn". Mais Pattinson n'avait aucune idée en 2008, que Twilight aiderait à définir le nouveau modèle économique d'Hollywood 'plus c'est grand mieux c'est'. 

"Je me souviens quand le premier Twilight est sorti, c'était la première fois que j'entendais vraiment parlé d'une série de film comme une "franchise"" a raconté Pattinson. "Et ensuite vous voyez tout le monde parler du mot "franchise" comme si c'était un terme vénéré. "Franchise" ne devrait pas parler d'un film. C'est un restaurant de fast-food. Tout le monde disait "la franchise, la franchise" tout le temps. Je me disais 'Taisez-vous !'. C'est répétitif. Tous ces acteurs disent 'franchise' - je me dis, mais qu'est ce que vous faites ? Vous avez bu du kool-aid!'"

Pattinson est peut-être libéré des franchises maintenant, mais cela pourrait changer, si Liongstate obtient ce qu'il veut. Un exécutif du studio, qui a distribué les films "Twilight", a récemment dit "il y a pleins d'autres histoires à raconter" dans la série, en supposant que l'auteur Stephenie Meyer soit enthousiaste. C'était une nouvelle pour Pattinson. 

"Vraiment?" a t-il demandé. Il a ensuite levé les mains en l'air en hurlant en faussant l'enthousiasme : "Oui!"

Donc, c'est un "non merci," n'est ce pas ?

"Eh bien, vous ne savez jamais," a t-il dit, faisant marche arrière. "Cela m'a inspiré à l'époque. Et, vraiment, c'est assez génial. C'est la façon dont les gens l'interprètent. Les gens vous excuseraient de ne pas prendre quelque chose au sérieux si cela devenait ce truc grand public et l'obsession de tout le monde. Je l'ai pris aussi sérieusement - plus sérieusement - que les autres truc que j'ai fait."

Après avoir développé une sorte de syndrome post-traumatique contre les paparazzis après cette expérience, vous penseriez que Pattinson rejetterait toute discussion sur "Twilight". Au lieu de cela, il saisit le rôle culturel qu'il a joué et il respecte clairement les fans - surtout des adolescentes - qui ont acheté 3.3 milliards de dollars de tickets à travers le monde. Au moins, il comprend que sa réputation est pour toujours liée à celle d'Edward Cullen et cela ne sert à rien de le condamner. 

"Je me dis également, tu l'as fait," a t-il dit. "C'est toi ! Et à la fin de la journée, la merde en coulisse n'a pas d'importance. Ça n'a pas d'importance."

Parce que Pattinson s'est éloigné des films qui ont le potentiel de remporter au box-office, il a été surpris d'apprendre que les talk-shows voulaient toujours de lui pour promouvoir "Good Time". Est-ce que quelqu'un est toujours intéressé, se demandait-il. 

"Je vis en quelque sorte dans mon propre monde la plupart du temps," a t-il déclaré. "Je suis assez ignorant. C'est drôle - pour autant que je sache, j'ai vraiment été sous le radar pendant des années. Tout me surprend. [...] Je me disais que j'avais vraiment atteint un point d'hyper-saturation. Et puis, je pense que vous passez votre temps à vous répéter et vous avez besoin de vous reformer avant d'avoir à dire quelque chose. Je n'avais rien à dire pendant des années. Je n'ai toujours rien à dire."

Sauf qu'il le fait. "Good Time" a été son expérience cinématographique la plus immersive à ce jour. Originaire de Londres, Pattinson s'est ancré dans le Queens, maîtrisant l'accent du quartier de New York, perdant du poids, de sorte que Connie ait l'air légèrement mal nourri, et vivant dans un appartement en sous-sol à bas prix. L'histoire se passe durant une seule nuit, incluant des courses folles dans les rues, dans des prises non chorégraphiées qui ont permis à Pattinson d'interagir organiquement avec son environnement. En ce qui concerne les badaud, il est passé largement inaperçu. Enfin, l'invisibilité lui appartenait.

En effet, Pattinson, comme sa collègue et ex-petite amie Stewart, a fait la paix avec sa célébrité. Maintenant il travaille simplement pour s'assurer que cela n'affecte pas ceux qui l'entourent - vraisemblablement sa copine actuelle, la chanteuse FKA TWigs, même s'il ne la mentionne pas par son nom, et ne le fera probablement pas. 

"C'est pour cela que je suis toujours relativement ouvert à propos de moi et j'essaie toujours de m'en contenir à ça," a t-il dit. "Vous ne pouvez jamais dire comment quelqu'un va reporter quelque chose et comment quelqu'un d'autre autour de vous va réagir, car ils n'ont pas demandé à ce qu'on parle d'eux. Je peux prendre la responsabilité pour ce que je dis sur moi, mais de la même façon je n'aime pas que les gens parlent de moi."

Pattinson rigole en disant cette dernière phrase, au moment où son agent annonce que notre temps d'interview est terminé. Je lui sers la main et sort de l'hôtel Bowery. Cela fait moins d'une demi-heure depuis mon arrivée et la ligne de paparazzi a doublé en taille. La nouvelle lune de Pattinson ne va pas sans ses vieux tours. Au moins, il n'y avait pas besoin d'être désolé. 

source

Traduction : Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.com/

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