L'interview avec le magazine Suisse a été réalisée durant le festival de Cannes en mai dernier, rien de bien nouveau, mais l'article est sympa à lire :
L'article :
Robert Pattinson, une vie après «Twilight»
Dans une autre vie, l’acteur anglais était Edward Cullen le vampire. Il privilégie dorénavant le cinéma d’auteur et, alors que sort le thriller «Good Time», de Benny et Josh Safdie, tourne sous la direction de Claire Denis. Rencontre
L’entendre vous avouer qu’il est timide fait sourire. Car Robert Pattinson, c’est quand même cet acteur adulé par toute une génération de spectateurs (des spectatrices surtout) pour avoir incarné entre 2008 et 2012 Edward Cullen, ce vampire romantique entretenant une relation passionnée avec une mortelle – Bella, interprétée par Kristen Stewart, devenue soudainement aussi célèbre que lui.
Rencontré en mai dernier à Cannes en compagnie de quelques confrères de la presse internationale, Robert Pattinson prouvera néanmoins en une petite quinzaine de minutes que cette timidité clairement annoncée n’est pas feinte. Ses réponses sont parfois aussi hésitantes que son rire est franc, comme s’il semblait véritablement surpris de chaque question en forme de compliment sur la profondeur de son jeu et la clairvoyance de ses choix artistiques.
Changement de cap
Cinq ans après la fin de la saga Twilight, Robert Pattinson n’est pas la star que beaucoup avaient cru déceler en lui. Tout simplement parce qu’il n’a depuis jamais cherché à enchaîner les blockbusters, préférant au contraire s’épanouir dans des rôles exigeants et devant la caméra de cinéastes qui le sont tout autant.
C’est ainsi que sur la terrasse d’un grand hôtel cannois, on le retrouve pour évoquer Good Time, sombre thriller nocturne de Benny et Josh Safdie. L’envie de travailler avec les deux frères lui est venue dès la vision furtive de l’affiche de leur précédent long-métrage, Mad Love in New York, présenté en 2014 à la Mostra de Venise. Convaincu que l’univers des Américains lui siérait, le Londonien n’attendra pas longtemps avant de recevoir la première ébauche d’un scénario écrit pour lui.
A sa grande surprise, il se verra même remettre cinq pages biographiques résumant le parcours de son personnage, Connie, avant les quelques heures sur lesquelles se concentre le film. «Ils m’ont demandé d’apprendre tout cela, ce qui m’a un peu donné l’impression d’être un flic infiltré partant en mission. Je n’en avais aucune envie, mais au final cela m’a aidé. Durant les neuf mois qui ont précédé le tournage, je n’ai cessé d’échanger avec Benny sur mon personnage et le scénario. C’est un luxe d’avoir le temps.»