"Robert Pattinson déclare : « Travailler avec 1664 a été une expérience enrichissante, car leur travail se distingue par un style et un humour affirmés. J'ai été séduit par l'idée d'incarner des personnages persuadés d'avoir raison. Le goût est une affaire si personnelle ; chacun pense détenir la vérité. Le plaisir du film réside dans l'effritement progressif de ces certitudes et dans l'exploration de la subjectivité inhérente au bon goût. »
Brady Corbet, le réalisateur, ajoute : « Ce fut un réel plaisir de passer quelques jours à tourner ce film pour la formidable équipe de 1664, en compagnie de mes fidèles collaborateurs Robert Pattinson et Lol Crawley, ainsi que de mon excellente équipe chez Magna. »
Update : Ajout de nouvelles photos et spots TV :
Robert Pattinson for 1664 Blanc's ‘Unquestionably Good Taste’ Campaign (15s ads) pic.twitter.com/qEccxbFGAO
Robert enchaîne les cérémonies cette semaine, puisqu'hier soir il était présent à la cérémonie de remise de prix du New York Film Critics Circle. Il a remis celui du meilleur film (The Brutalist) à un réalisateur qu'il connaît bien : Brady Corbet, avec qui il a travaillé pour The Childhood of the Leader il y a quelques années.
Avec Eye For Film, en plus d'expliquer pourquoi il a choisi Robert pour ce rôle, Brady évoque aussi ces qualités professionnelles. On y apprend également que Robert travaille actuellement avec Mona Fastvold sur son prochain film.
Traduction :
Etant donné ce qu'il pense de la mythologie de la culture des fans, c'est ironique qu'il ait choisi Pattinson dans le film, alors que l'acteur s'est construit une base d'ardent supporters depuis les films Twilight, avec un large nombre de sites de fans dédiés à son travail. Corbet dit qu'il était intéressé de se servir de certaines attentes à son avantage.
"C'est vraiment bizarre," dit Corbet. "Il y a plusieurs choses. Tout d'abord, je ne vois pas Rob comme une célébrité, car je le connais depuis longtemps et je ne l'ai pas découvert de cette façon. L'autre chose c'est que je pensais que cela serait vraiment, vraiment intéressant d'avoir cet effet à la Janet Leigh dans Psycho, où vous avez un personnage public que les gens gardent à l'oeil, il est intéressant, charismatique, convaincant et beau. Et je pensais que cela donnerait vraiment du poids aux 20 premières minutes du film. Donc je l'ai engagé pour toutes ces raisons. Je l'ai engagé, car le rôle était écrit pour un jeune homme un peu plus jeune que le personnage féminin, beau et anglais, donc j'ai pensé à lui. "
"Tous ceux qui ont passé du temps avec lui savent qu'il travaille très dur et qu'il ne se plaint jamais. J'en parlais justement avec les frères Safdie, qui réalisent un nouveau film avec lui (Good Time) et Josh me disait, "Mec, nous tournions 19h par jour et il ne s'est pas plaint une seule fois.' Ils étaient juste stupéfiés par son éthique de travail et moi aussi. Je pense que nous allons travailler ensemble longtemps."
Corbet ne sait pas encore si Pattinson fera partie de son prochain film Vox Lux. "C'est un gros casting et c'est un ensemble, je dois trouver les âges de tous le monde et les relations entre les uns et les autres," dit-il. Mais la star britannique est entrain de travailler avec la femme et collaboratrice de Corbet, Mona Fastvold, sur son prochain film "The Bleaching Yard."
"C'est un drame d'époque," explique Corbet, "Le matériau de source vient d'un très célèbre auteur norvégien, Tarjei Vesaas et elle l'a défini dans une communauté de chasseur de baleines dans les années 1940, ce qui n'est pas dans le livre. C'est vraiment génial. Nous le faisons avec Chris Cohen qui a produit Childhood aussi et avec ses producteurs de The Sleepwalker. C'est la première fois en tant que famille que nous faisons deux projets distincts."
Cette fois-ci avec le site seensome.com Brady Corbet explique pourquoi il a offert un rôle à Robert Pattinson dans The Childhood of a Leader :
Traduction :
Robert Pattinson apparaît dans le film dans un rôle assez crucial. Il a fait beaucoup de films intéressants depuis que la saga Twilight est terminée et il tend à susciter l'intérêt de ses fans dans des films plutôt intéressants et difficiles. Avez-vous trouvé que c'était le cas pour votre film ?
Le film n'est pas encore sorti dans de nombreux territoires donc c'est difficile à dire. Mais je connais Rob et j'étais à la fois excité par ce rôle et à quel point il serait surprenant d'une certaine manière. Au vu de sa taille et de la façon dont il est utilisé et finalement, ce qu'il communique, c'était important d'avoir quelqu'un de reconnaissable pour ce rôle. C'était un peu comme Janet Leigh dans Psycho, nous avions besoin de devancer tout le monde d'une certaine manière. Le rôle a été créé pour un homme charismatique, beau, de 30 ans, qui était un peu plus jeune que le premier rôle féminin, il a été la première personne à laquelle nous avons pensé avec ma femme. Il n'y avait personne d'autre qui correspondait au projet et qui serait intéressé par un film comme celui-ci, mais nous connaissions Rob et ses goûts, donc nous savions que cela l'intéresserait. Nous essayons toujours d'offrir des rôles aux gens qui selon nous aimeront le matériel. Je n'allais pas offrir un rôle à Will smith ou Tom Cruise, car ça n'arrivera jamais.
Dans une nouvelle interview avec le magazine anglais Hey U Guys, le réalisateur de The Childhood of a Leader parle de l'attention qu'attire Robert, de ses fans :
Traduction :
Avec Berenice Bejo et Liam Cunningham dans les rôles titres, sans mentionner le premier rôle du jeune Tom Sweet - la plupart de l'attention sera accordée à la performance secondaire de Robert Pattinson, qui continue de se faire plaisir dans des films indépendants et innovants qui s'éloignent de ce que beaucoup attendaient de sa carrière après la saga Twilight. Après avoir parlé à Olivier Assayas suite à sa collaboration avec Kristen Stewart dans Clouds of Sils Maria, l'auteur français a admis que les fans ardents de l'actrice exerçaient parfois une pression sur la production, avec les fans grouillant autour du plateau de tournage - mais Corbet dit qu'il n'a pas eu de problème à ce niveau-là.
"Je pense que çela a beaucoup changé et il y a 3 ou 4 ans c'était un plus gros problème pour Robert," dit-il. "Rob travaille avec les meilleurs réalisateurs du monde en ce moment et je pense que plus vous faites cela, moins vous attirerez le mauvais type d'attention. Tout le monde grandit et avec un peu de chance laisse tomber. J'étais dans une drôle de position, car j'étais dans un film pour enfants appelé "Thunderbirds" quand j'avais 13 ans et si ça n'avait pas été un échec au box-office on m'aurait alors associé au film, mais ça n'a pas vraiment été le cas, car personne ne l'a vraiment vu, surtout aux Etats-Unis. Mais je comprends ce que cela fait d'attirer un intérêt très particulier et d'être impliqué dans quelque chose à un très jeune âge qui n'est pas nécessairement représentatif de qui vous êtes, ou de ce que vous voulez faire."
"Il y a beaucoup de routes qui permettent aux gens d'arriver là où ils veulent, mais c'est très dur, car ces films peuvent être un peu comme des photos de bébé, c'est assez embarrassant de vivre toute votre jeunesse d'une manière très publique, ou du moins ça l'a été pour moi."
Longue interview intéressante où Brady parle du scénario du film, sa propre expérience en tant qu'enfant-acteur, de la bande originale et des fans de Robert.
Résumé de la vidéo :
Brady demande à la journaliste si elle sait de quoi parle le film, elle lui répond que cela parle d'un enfant et de la manière dont certains évènements de son enfance l'ont marqué et ont fait de lui ce qu'il est devenu.
Brady revient sur le fait qu'il trouve cela perturbant qu'un homme veuille devenir président, qu'un homme pense savoir au plus profond de lui ce qui est le mieux pour un pays. Ils parlent ensuite du scénario, qu'il a commencé à écrire quand il avait 17 ans après avoir lu un livre qui parlait du traité de Versailles, cela lui a pris beaucoup de temps pour trouver les bons partenaires.
La journaliste lui demande comment il décrivait le film lors des réunions, il le décrivait d'une manière réductrice et ridicule, comme un mélange entre "Shinning" et "The Omen", heureusement que les gens qui ont investi dans le film savaient vraiment de quoi il s'agissait.
Ils parlent ensuite du casting de Prescott, elle lui demande ce qu'il recherchait chez l'enfant qui jouerait le rôle, Brady cherchait un petit garçon de 9 ans qui ressemblait à une fille, le jeune acteur a été repéré alors qu'il jouait au foot, ses parents étaient géniaux et le film ne serait pas le même sans eux.
Qu'a t-il appris en étant lui même un enfant-acteur pour diriger un enfant, il lui parlait comme si c'était son égal, car quand il était enfant il détestait qu'on lui parle avec condescendance. Tom était très intelligent pour un garçon de 9 ans, il lui expliquait de quoi cela parlait, ainsi qu'à ses parents et il comprenait.
Ils parlent ensuite de Donald Trump, pour Brady il se fiche de savoir d'où il vient, mais ce qui est intéressant ce sont les gens qui lui ont donné tant de pouvoir, c'est terrifiant de voir les dommages que causent sa candidature même si il ne gagne pas l'élection.
La journaliste l'interroge sur la bande originale de Scott Walker, elle a été très surprise par la BO très prenante, c'est un des héros de Brady, il ne savait pas s'il dirait oui mais il pensait qu'il serait intéressé et il avait le sentiment qu'il comprendrait le matériau.
La journaliste le questionne sur son travail en partenariat avec Mona Fastvold qui est aussi sa compagne, ils adorent travailler ensemble, cela faisait plusieurs années qu'ils collaboraient ensemble avant d'être un couple, c'était génial et stressant à la fois, car ils venaient d'avoir un bébé et ayant travaillés des années sur ce projet ils étaient fauchés, il a donc été surpris que le prix au festival de Venice soit de l'argent (100 000 dollars à partager entre le réalisateur et le producteur), il plaisante en disant que pour son prochain film il ne le soumettra qu'à des festivals offrant de l'argent en récompense.
Qu'est-ce qui l'a motivé à être acteur quand il était jeune, rien, c'était en fait un accident, sa famille a décidé de l'emmener à une audition pour un film qui se passait à côté de chez lui, il n'a pas eu le travail mais il a eu un agent à 7 ans et ensuite il recevait des scénarios et autres puis il a déménagé à L.A. Ils reviennent sur les grands réalisateurs avec qui il a travaillé (Michael Hanneke, Lars von Trier...) ils ont tous quelques choses en commun, ils sont tous courageux.
"Que diriez vous aux fans de Robert Pattinson qui vont venir voir votre film ?"
"Passez un bon moment ! Je pense que ses fans... ils sont comme tout ceux qui regardent ses films maintenant, je veux dire, il travaille avec certains des meilleurs réalisateurs au monde. Donc, je pense qu'ils sont plutôt bien entraînés. S'ils peuvent gérer Cosmopolis, je pense que ce film leur ira."
Dans l'édition du mois d'Août 2016 du magazine Total Film, Brady & Bérénice reviennent sur le film :
Traduction :
"Nous n'avions pas l'intention de faire un film politique," dit Brady Corbet. "...juste l'intention de faire un film poétique à propos de la politique." Incontestablement, le premier film en tant que réalisateur de l'acteur, The Childhood of a Leader, fait cela en racontant l'éducation d'un garçon par sa mère allemande (Bérénice Bejo) et son père diplomate américain (Liam Cunningham).
Après avoir joué pour Michael Haneke (Funny Games) et Lars Von Trier (Melancholia), les efforts éclectiques de Corbet sont tout aussi désarmants que ces auteurs préférés - en passant par un caméo de Robert Pattinson, par une bande originale explosive faite par l'icône musicale Scott Walker. "Le film est fondamentalement un peu punk," note Corbet. "J'aime les choses très fortes. Scott Walker aussi, donc tout a été mis au volume maximum."
Avec le nouveau venu britannique, Tom Sweet, qui joue Prescott, âgé de 7 ans, la participation de Pattinson dans le rôle de Charles Marker, un politicien local qui devient petit à petit bien plus qu'un simple ami de la famille. "C'est un film assez obscure mais en même temps, ça ressemble aussi à un thriller," dit Pattinson. "C'est étrangement accessible." Comme le précise Corbet, l'implication de l'ancienne star de Twilight a été cruciale. "A un moment donné, le seul moyen pour que le film se fasse était que Rob soit impliqué."
Alors qu'il y avait d'autres "membres du casting de luxe" impliqués - notamment Juliette Binoche - Corbet était ravi par ceux qui ont finalement signé, comme la star de Nymphomaniac, Stacy Martin, dans le rôle de la professeur de Prescott. "Le casting a été très favorable au style formel du film. Je connais beaucoup d'acteurs qui disent 'Ne me parle pas de la caméra. Je fais mon job. Tu me filmes.' Mais tout le monde a été compatissant."
Le résultat donne un des films d'époque le plus insolite que vous verrez - une parabole sur la naissance du fascisme durant les années de l'entre-deux-guerres qui fait pensé à We need to talk about kevin. Simplement ne vous attendez pas à ce que cela soit exact sur le plan historique. "Cela ne nous a jamais perturbé d'utiliser différents évènements et sources et de les combiner," raconte Corbet. "Il y a toujours une version de l'histoire. Il y a toujours un peu de fiction."
Q&A avec Bérénice Bejo :
Vous êtes vous-même une mère. Est-ce que cette histoire vous parle ?
Quand j'ai lu le scénario, mon fils avait peut-être 5 ans et demi. Il devenait un peu insolent, comme si il commençait à avoir un peu de pouvoir. Et j'étais un peu en colère, je me disais, "j'espère que ce film ne me dit pas mon avenir, mon fils sera un dictateur !" Heureusement, mon fils est un magnifique garçon - et il n'est plus insolent ! Mais j'ai eu peur. J'ai dit à Michel [Hazanavicius, son mari réalisateur], "Nous devons être très prudent !"
Brady est un vrai cinéphile. Est-ce que vous vous entendiez avec lui sur ce point ?
Oui, je me suis très bien entendu avec lui et j'aime le fait que ses références sont inhabituelles. Il disait "tu devrais voir Gertrud de Dreyer" ou "La musique que je veux mettre dans le film ressemble à l'ouverture de La passion de Jeanne d'Arc." Ok ? Quel âge as-tu ? Il a une forte opinion sur tout - il a tout vu. Il a même vu Mission impossible.
Est-ce que vous feriez un film d'action, comme James Bond ?
Comme Léa Seydoux ? J'adorerai cela. Monica Belluci l'a fait. Je n'ai plus 30 ans, mais je peux toujours être une james bond girl. Ils adorent les françaises !
Dans une récente et intéressante interview avec le site suédois DN.kultur, Brady Corbet revient longuement sur le film. Attention, gros spoiler sur la fin du film (la phrase a été mise en toute petite taille et d'une couleur différente pour que ceux qui ne souhaitent pas être spoilé ne puissent pas la lire :) )
Traduction :
Michael Haneke est son mentor, il a travaillé avec Ruben Östlund et il n'aime pas les histoires traditionnelles. Nicholas Wennö a rencontré le nouveau réalisateur et l'acteur indépendant Brady Corbet qui a fait un film sur l'enfance d'un futur dictateur.
"Personne ne naît extrémiste", dit le titre de la première page du National Coordinator contre l'extrémisme violent. La page continue : "ensemble nous pouvons prévenir l'extrémisme violent. Grâce à la prévention nous allons renforcer l'individu et la société."
L'acteur Brady Corbet serait probablement d'accord avec cela. Aujourd'hui c'est la première de son premier film mystérieux et remarquable en tant que réalisateur "The Childhood of a Leader", qui suit la route d'un jeune garçon instable vers le fascisme. Certaines des "scènes d'enfance" ont été inspirées par la nouvelle de Jean-Paul Sartre du même nom datant de 1939, qui parle d'un jeune homme égoïste et peu sûr de lui qui adopte une idéologie fasciste et antisémite.
Il y a quelques jours, nous vous parlions de la présence de Brady Corbert au festival du film du cinéma franco-américain Champs-Elysées (relire l'article ici), nous en savons désormais plus sur le programme :
La master Class de Brady se déroulera donc le jeudi 9 juin à 19h :
Et The Childhood sera diffusé dans la foulée à 20h45 :
Si vous souhaitez participer à l’événement deux possibilités :
- Le Pass du festival permettant d'accéder à l'ensemble de la programmation du festival. Pour réserver votre pass, c'est par ICI. (Prix : 50€ / 35€ pour les moins de 26 ans).
- Si seul cet événement vous intéresse, le festival propose "un tarif unique de 6€ par séance et 10€ par avant-premières et master class". Les préventes seront dispo dans 2 semaines :
Bonjour @LB_Laura ,
Dans moins de 2 semaines, des préventes seront disponibles dans l'ensemble de nos cinémas partenaires.
Bien à vous,
CEFF
— Champs-Élysées FilmF (@CEfilmfestival) 12 mai 2016
Au cours du festival du film Franco-Américain "Champs-Elysées Film Festival" qui se déroulera du 7 au 14 juin prochain à Paris, le réalisateur de "The Childhood of a Leader", Brady Corbet, effectuera une Master Class :
Pour le moment nous ne connaissons pas encore la date de sa Master Class et rien n'indique que 'The Childhood of a Leader' sera diffusé (en tout cas il ne fait pas partie de la sélection du festival) mais nous ne manquerons pas de vous tenir informés dès que nous aurons plus d'informations.
Update:
La carte blanche de Brady Corbet (diffusion des films de son choix) a été dévoilée sur le site du Champs Elysées film festival et The Childhood of a Leader en fait partie :
Cela laisse donc supposer que le film sera bel et bien diffusé durant le festival (pour le moment pas d'indication concernant la date de diffusion).
Laura, une des webmastrices du site robertpattinsonworldwide.com était présente lors de la projection de The Childhood of a Leader lors du festival IFFR et a pu discuter quelques instants avec Brady Corbet :
Traduction :
Qu'aimerait-il partager avec les fans de Rob ?
"En fait j'ai envoyé une vidéo des répétitions de l'orchestre à Robert un peu plus tôt. Il tourne en ce moment, ainsi que Bérénice Béjo, donc ils n'ont pas pu venir. Mais ils sont ici avec moi en pensée."
Qu'a-t-il pensé de la diffusion du film avec l'orchestre ce soir ?
"C'était très émouvant. Très, très émouvant. Je veux dire, ce film est tombé à l'eau plus d'une fois et de voir que non seulement il a franchi la ligne d'arrivée et de cette manière, c'est incroyable."
Le film était-il comme il s'y attendait, vu qu'il travaille dessus depuis qu'il est adolescent ?
"Il l'est. c'est ce à quoi je pensais. Je ne pensais pas être capable de pouvoir dire cela."
C'est assez différent du livre de Jean-Paul Sartre.
"Ce n'est pas basé sur le livre de Sartre, il y fait référence. Non, en fait c'était juste pour lui donner un certain contexte qui me plaisait. Mais j'aime cette nouvelle, elle est incroyable."
A l'occasion de la diffusion du film lors du Festival du Film International de Rotterdam (IFFR) (un orchestre live interprétait la musique durant la projection), le réalisateur Brady Corbet a donné quelques interviews :
Avec VPRO Cinéma :
Résumé :
Tous les distributeurs essayent de trouver comment faire en sorte que les gens aillent voir des films. Vous devez leur offrir une expérience qu'ils ne peuvent pas avoir à la maison, derrière leur ordinateur.
Sur le choix de Tom Sweet :
Il recherchait un jeune garçon au look efféminé, mais qui dégageait également quelque chose de masculin. Le casting s'est passé d'une manière assez traditionnelle. Le journaliste lui demande comment il a su que ce serait lui, il a été convaincu dès qu'il a entendu sa voix et le choix a été très rapide. Le journaliste lui demande ensuite s'il a beaucoup parlé du rôle avec lui, il revient sur sa propre expérience en tant qu'enfant-acteur, du fait qu'il voulait qu'on le traite comme un jeune adulte. Donc avec Tom, il est revenu sur chaque page et lui a expliqué avec des termes simples ce que le film essayait d'explorer. Au moment du tournage, il a vraiment compris ce qu'il était en train de faire.
A propos de la Bande Originale :
Le journaliste lui demande pourquoi il a choisi Scott Walker, c'est son musicien préféré, il a écrit le film en pensant à lui. Il a dit oui assez rapidement, ce qui a été un choc pour Brady, car il ne pensait pas qu'il dirait oui.
Le journaliste revient sur le fait que lors de sa diffusion au festival IFFR, le film sera diffusé avec un orchestre live, il lui demande s'il a déjà fait cela. Il répond que non, que c'est assez inhabituel d'entendre un orchestre en live avec un film contemporain. C'est assez fou ce que le festival et Scott ont réussi à faire, cela requiert beaucoup de personnes pour le faire en live. Ce sera une expérience bien plus sonore de ce qu'on a l'habitude d'entendre. Est-ce qu'il a demandé à Scott d'écrire quelque chose de fou. Oui, mais au vu de son travail, il savait qu'il pourrait le faire. Si vous demandez à Scott Walker d'atteindre un certain niveau, il atteindra le niveau au-dessus. Est-il nerveux ? Non, car il sait que l'équipe de Scott travaille dessus et il pense que ce sera fantastique.
Dans une interview avec Variety, le réalisateur de The Childhood of a Leader, Brady Corbet, revient sur l'implication de Robert dans le film :
Traduction :
Variety : Comment Robert Pattinson a-t-il été impliqué ?
Corbet : Robert Pattinson est un de nos amis et nous avons beaucoup de goûts et d'intérêts communs. Il est très charismatique et nous avons pensé que ce serait merveilleux d'appliquer ce charisme tôt dans le film, à ces séquences apparemment sans importance et vous ne réalisez seulement qu'à la toute fin du film à quel point elles sont importantes.
Lire l'intégralité de son interview (en anglais) à la Source / Via
Lors d'une interview avec Writers Guild Italia, Brady Corbet et Mona Fastvold ont évoqué Robert et son implication dans le film (Attention spoilers) :
Traduction :
Et avec un acteur comme Robert Pattinson ? Je sais qu'il recherche vraiment des films d'auteurs, qui offrent quelque chose qui sort de l'ordinaire.
BC : Oui bien sûr, c'est un vrai cinéphile. Il y a beaucoup d'acteurs qui pourraient utiliser leur célébrité d'une manière vraiment incroyable, comme Will Smith ou Tom Cruise...Eh bien, Tom Cruise le fait parfois. Il y a beaucoup de gens qui n'en prennent pas vraiment l'avantage...Comme le fait de pouvoir aider le film de quelqu'un à se faire, ce sera un défi et nous nous améliorerons ensemble.
A-t-il aidé pour le financement ?
BC : Bien sûr. C'est drôle car à l'époque...il a été choisi il y a des années, nous ne savions pas à quel point ça finirait par être important. Nous avons eu envie de travailler avec beaucoup d'autres personnes à un moment donné, mais il a été le seul moyen de réussir à faire le film, de nombreuses années après que Robert soit impliqué. Et à l'origine nous avons engagé Rob car nous voulions quelqu'un de très charismatique et très reconnaissable.
MF : Nous voulions que cela se ressente tout de suite que ce personnage est très important.
BC : Ce qui est génial avec Robert c'est que moins il en fait... vous ne pouvez pas détourner les yeux de cette homme ! Car il est vraiment beau à regarder, c'est comme s'il vous attirait, d'une manière classique. Il est captivant.
Même avec la tête rasée...
BC : Oui !
Pensez-vous que certains fans de Twilight iront voir le film juste parce qu'il est dedans ?
BC : Je ne sais pas... Ils sont allés voir Cosmopolis ?
MF : Je pense que ce serait bien pour eux.
BC : C'est un film fait par un groupe d'adulte pour des adultes. Et tout le monde le savait. Tout le monde savait que cela allait être pour des gens qui recherchent une expérience unique et qui s'intéressent un peu à l'histoire du monde. Cela exige un peu d'intérêt, un peu de curiosité et un peu de connaissance à ce sujet. Nous pensions que ce serait fastidieux d'attirer les gens. La plupart des européens savent une chose ou deux sur le traité de Versailles, beaucoup d'Américains non. Ce n'est pas parce que les américains ne sont pas éduqués, mais ils n'apprennent pas ce sujet.
Lors d'une soirée de cinéma en plein air à Paris vendredi dernier, le réalisateur Brady Corbet a brièvement parlé de The Childhood of a leader avec le producteur Gregg Araki :
Alors que les invités se rassemblaient pour regarder le film sur un écran géant, Araki a discuté avec enthousiasme avec Brady Corbet qui met la touche finale à son premier film en tant que réalisateur, "The Childhood of a leader", avec Robert Pattinson, Stacy Martin et Bérénice Bejo. Avant que quelqu'un ne le demande, le film n'est pas sur Adolph Hitler ou Benito Mussolini.
"Tout le film est en quelque sorte une fable qui se passe autour des faiblesses du traité de Versailles, qui est un sujet très particulier. Mais le film est assez poétique. Il commence à un moment exact en terme d'histoire, et à un certains point, il plonge résolument dans une histoire virtuelle," a-t-il expliqué.
"C'est un projet artistique très très ambitieux et donc tout ce qui est génial à ce sujet est aussi ce qui a été douloureux," a ajouté Corbet, notant que le film a une bande originale du musicien Scott Walker et qu'il devrait être prêt d'ici la fin de l'année.
Brady, vous allez faire vos premiers pas en tant que réalisateur avec votre prochain projet, "The Childhood of a Leader" dans lequel jouera Robert Pattinson. Qu'est ce qui vous a poussé à réaliser un film? Etiez vous inspiré par Mona?( Nota : Mona Fastvold, sa compagne avec qui il a réalisé The Sleepwalker)
Brady Corbet: Mona hoche la tête de façon à dire, "Oui c'est vrai Brady. C'était moi. C'était moi. ."
Mona Fastvold: [rires]
BC: Non, ce qui est en fait plus étrange c'est que je n'ai pas tenté de le faire bien plus tôt. Et c'est bizarre que j'ai continué à faire mon métier d'acteur aussi longtemps car pendant des années je ne cessais de menacer de quitter ce métier et de faire autre chose. Mais la raison pour laquelle je n'ai pas renoncé et que j'ai fait autre chose ce fut que j'ai continué d'avoir la chance de travailler avec des personnes que j'aimais véritablement et que j'adorais vraiment. Je me disais "Ok, j'adore ton travail. Bien entendu que je peux te donner une semaine , je peux t'offrir un mois ." J'ai travaillé pour des gens pour lesquels j'aurais été heureux de laver leur maison sur le plateau pendant une semaine , rien que pour voir leur façon de travailler et moins pour avoir la relation qu'un acteur et un réalisateur peuvent avoir l'un avec l'autre, et qui est très particulière et parfois très intime , très unique. J'ai trouvé de l'inspiration chez tous les réalisateurs avec qui j'ai pu travailler , y compris Mona .
Un des gros souci avec ce projet c'est qu'il résume toutes les choses qui m'intéressent véritablement dans ma vie personnelle et artistique . Et pourtant dans de nombreuses années, je me suis dis que c'était trop grand et trop ambitieux pour qu'il puisse se faire.
MF: Et ce fut quasiment le cas
BC: Oui |[Rire]. Le film se déroule en 1919, et la vedette est un enfant ,c'est en français et en anglais. Heureusement , il ne fera pas 4h30 et il ne sera pas en noir et blanc. Mais voilà quoi. Ce n'est pas une histoire facile. C'est en quelque sorte la naissance d'un être mégalomaniaque avec une espèce d'égo fou à un moment clé de ce siècle. Il s'agit de la naissance du fachisme qui a eu lieu pendant la signature du traité de Versailles . (Nota : Il annonça la création d'une Société des Nations et détermina les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés. Celle-ci, qui n'était pas représentée au cours de la conférence, se vit privée de ses colonies et d'une partie de ses droits militaires, amputée de certains territoires et astreinte à de lourdes réparations économiques. )
Est ce que l'identité de ce personnage a été révélée?
BC: Je n'ai pas révélé intentionnellement l'identité du personnage. Et c'est marrant car ce n'est pas pour la raison à laquelle pensent les gens. La seule chose que je suis heureux de dire aux gens c'est que le personnage n'est pas celui d' Hitler [rires]. Et le personnage n'est pas Mussolini non plus. C'est quelqu'un d'autre. Et il y a l'événement dramatique où vous apprenez qui est cette personne et c'est quelque chose que je veux garder secret. Robert Pattinson ne va pas jouer Hitler comme vous le savez à présent [Rires]. Ce que je viens de dire va rester dans les annales.