La phrase "mieux vaut tard que jamais" n'aura jamais été aussi vraie ici ! Alors que le film est sorti au cinéma en 2015...sauf en France... 12 ans plus tard... nous pourrons enfin découvrir 'The Childhood of a leader' au cinéma, mais il va falloir patienter encore un peu !
La société de distribution Condor Films a annoncé sur sa page twitter que le film sera diffusé courant 2027 !
L'ENFANCE D’UN CHEF de Brady Corbet sera présenté en Séance Spéciale @DeauvilleUS
Le réalisateur de The Brutalist y réunit Robert Pattinson, Bérénice Bejo et Liam Cunningham.
Chronique inédite sur la naissance du fascisme, le film sortira dans les salles françaises en 2027 pic.twitter.com/bsT0pKxj7r
Avec Eye For Film, en plus d'expliquer pourquoi il a choisi Robert pour ce rôle, Brady évoque aussi ces qualités professionnelles. On y apprend également que Robert travaille actuellement avec Mona Fastvold sur son prochain film.
Traduction :
Etant donné ce qu'il pense de la mythologie de la culture des fans, c'est ironique qu'il ait choisi Pattinson dans le film, alors que l'acteur s'est construit une base d'ardent supporters depuis les films Twilight, avec un large nombre de sites de fans dédiés à son travail. Corbet dit qu'il était intéressé de se servir de certaines attentes à son avantage.
"C'est vraiment bizarre," dit Corbet. "Il y a plusieurs choses. Tout d'abord, je ne vois pas Rob comme une célébrité, car je le connais depuis longtemps et je ne l'ai pas découvert de cette façon. L'autre chose c'est que je pensais que cela serait vraiment, vraiment intéressant d'avoir cet effet à la Janet Leigh dans Psycho, où vous avez un personnage public que les gens gardent à l'oeil, il est intéressant, charismatique, convaincant et beau. Et je pensais que cela donnerait vraiment du poids aux 20 premières minutes du film. Donc je l'ai engagé pour toutes ces raisons. Je l'ai engagé, car le rôle était écrit pour un jeune homme un peu plus jeune que le personnage féminin, beau et anglais, donc j'ai pensé à lui. "
"Tous ceux qui ont passé du temps avec lui savent qu'il travaille très dur et qu'il ne se plaint jamais. J'en parlais justement avec les frères Safdie, qui réalisent un nouveau film avec lui (Good Time) et Josh me disait, "Mec, nous tournions 19h par jour et il ne s'est pas plaint une seule fois.' Ils étaient juste stupéfiés par son éthique de travail et moi aussi. Je pense que nous allons travailler ensemble longtemps."
Corbet ne sait pas encore si Pattinson fera partie de son prochain film Vox Lux. "C'est un gros casting et c'est un ensemble, je dois trouver les âges de tous le monde et les relations entre les uns et les autres," dit-il. Mais la star britannique est entrain de travailler avec la femme et collaboratrice de Corbet, Mona Fastvold, sur son prochain film "The Bleaching Yard."
"C'est un drame d'époque," explique Corbet, "Le matériau de source vient d'un très célèbre auteur norvégien, Tarjei Vesaas et elle l'a défini dans une communauté de chasseur de baleines dans les années 1940, ce qui n'est pas dans le livre. C'est vraiment génial. Nous le faisons avec Chris Cohen qui a produit Childhood aussi et avec ses producteurs de The Sleepwalker. C'est la première fois en tant que famille que nous faisons deux projets distincts."
Cette fois-ci avec le site seensome.com Brady Corbet explique pourquoi il a offert un rôle à Robert Pattinson dans The Childhood of a Leader :
Traduction :
Robert Pattinson apparaît dans le film dans un rôle assez crucial. Il a fait beaucoup de films intéressants depuis que la saga Twilight est terminée et il tend à susciter l'intérêt de ses fans dans des films plutôt intéressants et difficiles. Avez-vous trouvé que c'était le cas pour votre film ?
Le film n'est pas encore sorti dans de nombreux territoires donc c'est difficile à dire. Mais je connais Rob et j'étais à la fois excité par ce rôle et à quel point il serait surprenant d'une certaine manière. Au vu de sa taille et de la façon dont il est utilisé et finalement, ce qu'il communique, c'était important d'avoir quelqu'un de reconnaissable pour ce rôle. C'était un peu comme Janet Leigh dans Psycho, nous avions besoin de devancer tout le monde d'une certaine manière. Le rôle a été créé pour un homme charismatique, beau, de 30 ans, qui était un peu plus jeune que le premier rôle féminin, il a été la première personne à laquelle nous avons pensé avec ma femme. Il n'y avait personne d'autre qui correspondait au projet et qui serait intéressé par un film comme celui-ci, mais nous connaissions Rob et ses goûts, donc nous savions que cela l'intéresserait. Nous essayons toujours d'offrir des rôles aux gens qui selon nous aimeront le matériel. Je n'allais pas offrir un rôle à Will smith ou Tom Cruise, car ça n'arrivera jamais.
Dans une nouvelle interview avec le magazine anglais Hey U Guys, le réalisateur de The Childhood of a Leader parle de l'attention qu'attire Robert, de ses fans :
Traduction :
Avec Berenice Bejo et Liam Cunningham dans les rôles titres, sans mentionner le premier rôle du jeune Tom Sweet - la plupart de l'attention sera accordée à la performance secondaire de Robert Pattinson, qui continue de se faire plaisir dans des films indépendants et innovants qui s'éloignent de ce que beaucoup attendaient de sa carrière après la saga Twilight. Après avoir parlé à Olivier Assayas suite à sa collaboration avec Kristen Stewart dans Clouds of Sils Maria, l'auteur français a admis que les fans ardents de l'actrice exerçaient parfois une pression sur la production, avec les fans grouillant autour du plateau de tournage - mais Corbet dit qu'il n'a pas eu de problème à ce niveau-là.
"Je pense que çela a beaucoup changé et il y a 3 ou 4 ans c'était un plus gros problème pour Robert," dit-il. "Rob travaille avec les meilleurs réalisateurs du monde en ce moment et je pense que plus vous faites cela, moins vous attirerez le mauvais type d'attention. Tout le monde grandit et avec un peu de chance laisse tomber. J'étais dans une drôle de position, car j'étais dans un film pour enfants appelé "Thunderbirds" quand j'avais 13 ans et si ça n'avait pas été un échec au box-office on m'aurait alors associé au film, mais ça n'a pas vraiment été le cas, car personne ne l'a vraiment vu, surtout aux Etats-Unis. Mais je comprends ce que cela fait d'attirer un intérêt très particulier et d'être impliqué dans quelque chose à un très jeune âge qui n'est pas nécessairement représentatif de qui vous êtes, ou de ce que vous voulez faire."
"Il y a beaucoup de routes qui permettent aux gens d'arriver là où ils veulent, mais c'est très dur, car ces films peuvent être un peu comme des photos de bébé, c'est assez embarrassant de vivre toute votre jeunesse d'une manière très publique, ou du moins ça l'a été pour moi."
Dans une interview avec le magazine Evening Standard, Stacy Martin revient sur la façon dont Robert surprend les gens par ses choix de carrière :
Traduction de l'interview :
[...]Elle joue une professeur sympathique qui essaie d'empêcher un enfant perturbé de devenir un futur dictateur aux côtés de Robert Pattinson, même si ils n'ont pas de scènes ensemble ("Quoi, vous n'êtes pas amants ?" lui demande tous ces amis). En fait, elle ne l'a jamais rencontré, sauf quand elle l'a abordé une fois, après le tournage, dans l'Eurostar, mais elle encense la manière dont il est passé du divertissement au cinéma d'art et d'essai : "C'est si excitant de voir des acteurs comme lui supporter des films comme celui de Brady et d'ensuite faire des choses inattendues, comme travailler avec Werner Herzog."[...]
Dans une interview qui paraîtra dans l'édition de septembre du magazine anglais Instyle, l'actrice Stacy Martin, qui est également à l'affiche de The Childhood of a Leader, revient sur la première fois qu'elle a rencontré Robert :
Traduction :
Sur sa rencontre avec Robert Pattinson, avec qui elle joue dans The Childhood of A Leader...
"La première fois que je l'ai vu, c'était à Paris dans le salon d'attente d'Eurostar et je me suis dit, "On dirait Rob". C'était 3 mois après le film et nous ne nous étions jamais rencontrés avant. Je lui ai dit, "Salut. Tu es dans le film de Brady, je suis dans le film de Brady." (Brady Corbet, le réalisateur américain de 27 ans est connu pour avoir joué le fils de la petite-amie de Jack Bauer dans 24h chrono). Tout le monde pensait qu'on avait cette liaison amoureuse. Ce n'est pas le cas. Donc on a plaisanté à propos de ça et voilà."
Longue interview intéressante où Brady parle du scénario du film, sa propre expérience en tant qu'enfant-acteur, de la bande originale et des fans de Robert.
Résumé de la vidéo :
Brady demande à la journaliste si elle sait de quoi parle le film, elle lui répond que cela parle d'un enfant et de la manière dont certains évènements de son enfance l'ont marqué et ont fait de lui ce qu'il est devenu.
Brady revient sur le fait qu'il trouve cela perturbant qu'un homme veuille devenir président, qu'un homme pense savoir au plus profond de lui ce qui est le mieux pour un pays. Ils parlent ensuite du scénario, qu'il a commencé à écrire quand il avait 17 ans après avoir lu un livre qui parlait du traité de Versailles, cela lui a pris beaucoup de temps pour trouver les bons partenaires.
La journaliste lui demande comment il décrivait le film lors des réunions, il le décrivait d'une manière réductrice et ridicule, comme un mélange entre "Shinning" et "The Omen", heureusement que les gens qui ont investi dans le film savaient vraiment de quoi il s'agissait.
Ils parlent ensuite du casting de Prescott, elle lui demande ce qu'il recherchait chez l'enfant qui jouerait le rôle, Brady cherchait un petit garçon de 9 ans qui ressemblait à une fille, le jeune acteur a été repéré alors qu'il jouait au foot, ses parents étaient géniaux et le film ne serait pas le même sans eux.
Qu'a t-il appris en étant lui même un enfant-acteur pour diriger un enfant, il lui parlait comme si c'était son égal, car quand il était enfant il détestait qu'on lui parle avec condescendance. Tom était très intelligent pour un garçon de 9 ans, il lui expliquait de quoi cela parlait, ainsi qu'à ses parents et il comprenait.
Ils parlent ensuite de Donald Trump, pour Brady il se fiche de savoir d'où il vient, mais ce qui est intéressant ce sont les gens qui lui ont donné tant de pouvoir, c'est terrifiant de voir les dommages que causent sa candidature même si il ne gagne pas l'élection.
La journaliste l'interroge sur la bande originale de Scott Walker, elle a été très surprise par la BO très prenante, c'est un des héros de Brady, il ne savait pas s'il dirait oui mais il pensait qu'il serait intéressé et il avait le sentiment qu'il comprendrait le matériau.
La journaliste le questionne sur son travail en partenariat avec Mona Fastvold qui est aussi sa compagne, ils adorent travailler ensemble, cela faisait plusieurs années qu'ils collaboraient ensemble avant d'être un couple, c'était génial et stressant à la fois, car ils venaient d'avoir un bébé et ayant travaillés des années sur ce projet ils étaient fauchés, il a donc été surpris que le prix au festival de Venice soit de l'argent (100 000 dollars à partager entre le réalisateur et le producteur), il plaisante en disant que pour son prochain film il ne le soumettra qu'à des festivals offrant de l'argent en récompense.
Qu'est-ce qui l'a motivé à être acteur quand il était jeune, rien, c'était en fait un accident, sa famille a décidé de l'emmener à une audition pour un film qui se passait à côté de chez lui, il n'a pas eu le travail mais il a eu un agent à 7 ans et ensuite il recevait des scénarios et autres puis il a déménagé à L.A. Ils reviennent sur les grands réalisateurs avec qui il a travaillé (Michael Hanneke, Lars von Trier...) ils ont tous quelques choses en commun, ils sont tous courageux.
"Que diriez vous aux fans de Robert Pattinson qui vont venir voir votre film ?"
"Passez un bon moment ! Je pense que ses fans... ils sont comme tout ceux qui regardent ses films maintenant, je veux dire, il travaille avec certains des meilleurs réalisateurs au monde. Donc, je pense qu'ils sont plutôt bien entraînés. S'ils peuvent gérer Cosmopolis, je pense que ce film leur ira."
- Certains pourraient dire que Ponce Pilate ne s'est pas trahi lui-même.
- C'est certainement une illustration banale et un point sur lequel on peut certainement être en désaccord. La tragédie n'est pas que non seulement Ponce Pilate s'est lui-même trahit mais que des centaines de personnes dans la foule devant lui ce sont trahis. Et c'est la qu'est la tragédie, pas qu'un homme ait eu le courage d'être mauvais, mais que tant de gens n'aient pas eu le courage d'être bons.
- Mince.
- Très bien, on dirait que vous êtes loin derrière, déclarons forfait pour ce terrible jeu, pour votre bien. Un autre ?