vendredi 20 juin 2014

Interview de Robert Pattinson avec StarTribune (Traduction)

L'acteur Robert Pattinson passe de Twilight à l'obscurité.

Edward cullen a apporté la renommée à Robert Pattinson, mais il a beaucoup d'autres rôles en tête.

Les jeunes acteurs de Blockbusters doivent faire face à des émotions simples qui appauvrissent leur jeu d'acteur. La carrière de Robert Pattinson qui a démarré il y a 5 ans avec la saga Twilight lui a donné une renommée internationale et la richesse, mais la chose qu'il désire le plus c'est : la respectabilité.

Avant même de conclure la saga Twilight, Pattinson tendait à jouer des films plus petits. Il a joué le jeune mais excentrique Salvador Dali, dans le drame amoureux hispano-britanique "Little Ashes", et le journaliste parisien médisant dans "Bel Ami". Il a aussi eu des rôles principaux romantiques à Hollywood dans "Remember Me" et "Water For Elephants", mais il avait en tête des choses plus ambitieuses.

C'est pourquoi il interprète un crasseux, violent, déficient mental dans le thriller australien "The Rover". C'est un sacré changement que fait l'acteur britannique aux côtés de l'intense Guy Pearce. Les deux interprètent des alliés réticents qui chassent des assassins à travers l'Outback désolé. Pattinson a remporté les meilleures critiques de sa carrière dans le rôle d'un marginal ayant un accent de Floride bégayant. 


Le film a été littéralement tourné au bout de la route, a t-il expliqué lors d'une récente conversation téléphonique. "C'est la que le tarmac se terminait. Ensuite, il y avait un chemin de terre sur encore 2 000 miles qui allait jusqu'à l'autre bout de l'Australie." Le lieu principal, un village sordide avait une population de "40 ou 50 personnes, au milieu de nulle part."

Malgré des conditions difficiles, "C'était amusant qu'on soit tous ensemble,"dit-il "Il y avait un air de vacances, aussi. J'ai bien aimé." Mais ce n'était pas seulement la petite production qui l'a attiré, c'était aussi le rôle légèrement écrit, offrant une large latitude à un interprète pour se l'approprier. Le scénario est du réalisateur David Michod et Joel Edgerton, qui sont également tous deux des acteurs.

Il y a quelque chose de spécial dans les dialogues," si concis que ça donne l'impression que David Mamet est bavard. "Il y avait juste ces deux scènes de dialogues qui révèlent des choses, d'une manière obtus, sur le personnage au milieu de ces silences massifs. Je savais que je pourrais apporter des tas de choses."

"Je pensais que ce serait drôle quand je l'ai lu pour la première fois," raconte Pattinson. Pourtant, sa rencontre avec les cinéastes lors de l'audition a été un test d'endurance. "Je ne suis pas le genre d'acteur qui peut juste entrer dans la pièce et avec qui on accroche immédiatement. Je dois d'abord gérer un tas de névroses différentes." dit il en riant. "L'audition a duré 4 heures. Les 30 premières minutes, j'étais totalement en panique, incapable de faire quoique ce soit. Aussitôt que j'ai passé la barrière initiale, c'était bien plus facile. David a sans aucun doute compris cela."

Pattinson avait une grande marge de manœuvre dans la création de la manière de parler et de l'apparence de son personnage. Ses cheveux ont été coupés court et tondu sur l'arrière, révélant son long cou qui donne un sentiment de vulnérabilité. "J'aimais l'idée que l'ont voit l'os à la base du crâne" explique t-il. "Je me suis rendu compte que quand vous avez un coupe de cheveux farfelu , qui ressemble à un coton tige, et que vous tournez une prise par dessus l'épaule, vous pouvez voir les tendons à l'arrière du cou. Vous pouvez encore faire des choses, même quand la caméra n'est pas sur votre visage. Vous faites toujours parti de la scène. "

Parallèlement à la première de The Rover à Cannes, Pattinson a aussi présenté sa seconde collaboration avec David Cronenberg, la cinglante satire sur l'industrie du cinéma "Maps to the stars". Si ce pied de nez blesse des égos dans le film, cela ne va pas ralentir Pattinson de s’orienter vers les films indépendants. Il a des projets en cours avec Harmony Korine ("Spring Breakers"), James Gray ("The Immigrant") et Werner Herzog, dont "Rescue Dawn" a donné à Christian Bale un changement de rythme dans sa course en tant que Batman.

Source Via

Traduction Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.fr

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