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dimanche 18 octobre 2026

Robert Pattinson s'entretient avec Romain Gavras pour le magazine Interview

 Robert aime régulièrement se prêter au jeu de l'interviewer pour le magazine Interview (dont le concept est qu'une célébrité interviewe une autre célébrité) et cette fois-ci, à l'occasion de la sortie de son nouveau film, Sacrifice, il s'est entretenu avec le réalisateur Romain Gavras, qu'il connaît de longue date puisqu'ils ont travaillé ensemble sur la toute première campagne de pub Dior en 2013 !


Traduction de l'interview :

SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026, 11 H — NEW YORK

ROBERT PATTINSON : Ça va ?

ROMAIN GAVRAS : Salut. Où es-tu ?

PATTINSON : Je suis à Londres. Je fais des interviews en pleine nuit pour 'Primetime'.

GAVRAS : Pourquoi ? Parce que c’est plus sexy de faire ça en pleine nuit, ou à cause du décalage horaire ?

PATTINSON : À cause du décalage horaire, mais là, il est environ minuit.

GAVRAS : Je n’ai pas vu 'Primetime'. J’ai très envie de le voir.

PATTINSON : L’avant-première a eu lieu tout récemment à New York. Bon, tu vas regretter de m’avoir demandé de faire ça. J’ai essayé de préparer des questions et, putain, c’est vraiment difficile.

GAVRAS : J’ai fait une recherche sur toi sur Google, et la première chose qui ressort, c’est que tu ne mets pas de déodorant. Or, moi non plus, donc…

PATTINSON : En fait, maintenant, j’en mets.

GAVRAS : Ah ?

PATTINSON : J’ai en quelque sorte cessé de sentir les odeurs il y a quelques années. Mais la paranoïa a pris le dessus, alors j’ai fini par opter pour les déodorants chimiques les plus puissants que j’ai pu trouver.

GAVRAS : Tu t’es retrouvé embarqué dans une sacrée spirale, on dirait ?


PATTINSON : Attends, je n’ai même pas pensé à faire une recherche Google sur toi.

GAVRAS : Surtout pas.

PATTINSON : Qu’est-ce qui sort en premier ? « Le réalisateur français un peu négligé Romain Gavras a fait chavirer le cœur d’Emily Ratajkowski. » Pas mal. Bref, par où commencer ? Comment t’est venue l’idée, au départ ?

GAVRAS : Quand je vais dans un festival de cinéma, une partie de mon cerveau se dit : « Et si un groupe armé débarquait pour déclarer que la fête est finie ? » Tout est parti de ce genre de pensées un peu espiègles. Et comme j’ai grandi bercé par les mythes grecs, les volcans et des mères qui dévorent leurs propres enfants, je me suis dit : « Et si, au lieu d’être des terroristes classiques, ils voulaient simplement jeter les gens dans un volcan ? » J’ai ensuite fait appel à Will Arbery ; à partir d’une dizaine de pages assez médiocres, on a fini par développer ce scénario… et nouer une belle amitié.

PATTINSON : Génial. C’est intéressant, parce qu’il y a un lien étrange avec la criminalité, surtout dans certains festivals de cinéma. Cette richesse semble provenir de sources assez inexpliquées.

GAVRAS : Il y a toujours un yacht, et toujours énormément d’argent.

PATTINSON : Au fait, quand tu travaillais avec Will, savais-tu dès le début que le projet prendrait une tournure comique ?

GAVRAS : Oh, oui. Le point de départ est tellement absurde qu’il fallait forcément une dimension comique. On voulait refléter la réalité de la vie : quelque chose qui peut être, tour à tour ou simultanément, drôle, sombre, violent et magnifique. Le postulat est loufoque, même si, plus j’observe le monde, plus je me dis que la seule façon de le sauver, ce serait peut-être de jeter les gens dans un volcan. Ça pourrait être une solution, non ? Je veux dire, on a déjà tout essayé : le communisme, le capitalisme… Pourquoi pas ça ? 

PATTINSON : Il faut se changer soi-même avant de pouvoir changer le monde.

GAVRAS : C’est très cliché, mais j’y crois.

PATTINSON : Ça me fait penser à la chanson de Michael Jackson, « Man in the Mirror ».

GAVRAS : C’est une très belle chanson.

PATTINSON : Que fais-tu, quand tu te regardes dans le miroir, pour t’améliorer ?

GAVRAS : En fait, je ne me regarde pas tant que ça dans le miroir. Chaque matin, je remercie le Seigneur, ma mère, MTV, et je…

PATTINSON : MTV ?

GAVRAS : Ouais, je suis un peu plus âgé que toi. J’ai grandi dans les années 90, à une époque où MTV, c’était Dieu.

PATTINSON : Je m’en souviens. Quels étaient tes clips préférés quand tu étais plus jeune ?

GAVRAS : Je dirais « Windowlicker » d’Aphex Twin.

PATTINSON : Ça passait sur MTV ?

GAVRAS : Ça passait tard le soir. Je me souviens avoir vu ça, ainsi que « Around the World » des Daft Punk, quand j’étais très jeune, et m’être dit : « C’est quoi ce bordel ? »

PATTINSON : Aujourd’hui, posséder un style visuel unique ne constitue plus un aspect aussi central dans le répertoire d’un réalisateur. J’ai grandi en étant obsédé par Luc Besson, mais, de nos jours, peu de cinéastes semblent proposer une approche réellement stylisée ; or, c’est une dimension du cinéma qui me manque cruellement.

GAVRAS : On revient toujours à ce vieux débat : « le style au détriment du fond ». Pour moi, le cinéma doit être stylé. Je t’ai présenté Lance [Oppenheim] précisément parce qu’il possède une signature visuelle très singulière. Mais je trouve que cette opposition entre style et fond est assez obsolète, et très typiquement française ; après tout, notre métier consiste avant tout à créer des images.

PATTINSON : Absolument. La plupart d’entre nous avons grandi en regardant Spielberg ou Scorsese, des cinéastes qui maîtrisent une véritable grammaire de la caméra — la manière dont ils la font bouger. En tant qu’acteur, j’apprécie d’être dirigé à travers ces mouvements de caméra. C’est une forme de direction bien plus explicite que lorsqu’on m’explique l’état mental de mon personnage ou qu’on cherche à souligner un aspect du récit.

GAVRAS : C’est vrai, c’est comme une danse. C’est mon troisième film avec Vincent [Cassel] ; chaque acteur est différent, mais il y a des moments où je sais qu’il sera plus percutant dans un gros plan. Est-ce ton cas, en tant qu’acteur ?

PATTINSON : Ça dépend. Parfois, je me sens incapable de jouer quoi que ce soit alors que la caméra est à quelques centimètres de mon visage. D’autres fois, on pourrait croire que je reste là, immobile, sans rien faire. J’adore Vincent dans ce film : il a cette facilité déconcertante à passer de zéro à cent en une fraction de seconde.

GAVRAS : C’est fascinant à observer : il peut raconter des blagues, jouer à Candy Crush sur son téléphone, puis, instantanément, se replonger dans son personnage. C’est la première fois que je dirige une telle distribution, avec des acteurs américains comme Chris [Evans] et Anya [Taylor-Joy] ; c’est passionnant de voir leurs différents styles s’entremêler. Nous avons tourné en Grèce dans des lieux extrêmement complexes — une carrière de marbre, une rivière, un volcan — mais quand les conditions sont difficiles et que l’on ressent vraiment l’environnement, c’est toujours préférable : on évite ainsi de trop recourir à ces conneries sur fond vert.

PATTINSON : Si je comprends ce que je fais, ça ne change pas grand-chose pour moi. Tout dépend du réalisateur. Par exemple, sur 'The Lighthouse' : comme [Robert] Eggers est très doué pour la direction artistique et que le décor était extrêmement concret, c’était vraiment inspirant d’être sur place. Mais bon, je suis peut-être aussi très habitué à jouer face à une balle de tennis. Parfois, je trouve même ça plus simple, parce qu’on a davantage de contrôle sur l’objet.

GAVRAS : Tu dessines un petit visage souriant sur la balle de tennis ?

PATTINSON : Ouais, exactement. Est-ce qu’il y a une différence entre travailler avec des acteurs européens et des acteurs américains ?

GAVRAS : Oui et non. Comme c’était un film totalement indépendant et que tout le monde était ravi de participer à ce projet un peu fou, tourné en Grèce et en Bulgarie, il n’y a eu aucune attitude de diva. Je n’ai pas ressenti ce côté « hollywoodien ». L’esprit « indé » place les gens dans un état d’esprit particulier.

PATTINSON : Je trouve que les acteurs que tu as réunis ont un sens de l’humour assez proche du tien. Ils sont tous très drôles. Et il y a Jonatan « Yung Lean » Leandoer. C’est génial de voir ce type débarquer soudainement en tant qu’acteur.

GAVRAS : Ouais. Yung Lean a été le premier acteur qu’on a choisi. Je lui ai dit : « Tu vas jouer un gamin amoureux de sa sœur. » Il a répondu : « Ça me va. » Il avait déjà tourné des clips, mais il ne connaissait rien au placement sur un plateau ; c’était un peu comme avoir un « bébé dangereux » avec nous. Je lui disais : « Plus tu es maladroit, mieux c’est, parce que ton personnage ne connaît rien au monde qui l’entoure. » Il possède, je trouve, une forme de poésie étrange et une maladresse très attachante.

PATTINSON : Ouais. Il a aussi un sens inné de la caméra. Je me souviens l’avoir vu sur scène quand il avait 15 ans, environ ; on voyait tout de suite à quel point il était charismatique.

GAVRAS : Exactement. Il suffit de braquer la caméra sur son visage, et il n’a pas besoin d’en faire beaucoup. Son monde intérieur est très riche. 

PATTINSON : Chris [Evans] est excellent, lui aussi. Il est tellement drôle. J’ai vraiment envie de discuter avec lui de ce qu’il avait en tête. C’est assez angoissant, quand on arrive à des avant-premières, de se dire : « Est-ce que les gens vont croire que c’est ce que je pense, moi, de ces sujets-là ? »

GAVRAS : Ce qu’il réussit très bien, c’est que, alors que son personnage aurait facilement pu n’être qu’un connard, on finit, d’une certaine manière, par beaucoup s’attacher à lui.

PATTINSON : Il est tellement sympathique qu’on ne peut pas vraiment aller contre ça. Bon, quelles étaient mes questions sérieuses, déjà ? Quand tu tournes des scènes de folie et de chaos, dans quelle mesure les prépares-tu à l’avance ? Est-ce que tu utilises des storyboards ou quelque chose du genre ?

GAVRAS : Non, je n’utilise pas de storyboards, d’abord parce que je ne sais pas dessiner, et ensuite parce que je trouve que ça enferme dans un cadre trop précis. Je prépare bien les choses, puis je dis à un groupe de dix personnes : « OK, on ​​va répéter cette scène », et à un autre groupe de dix : « On va la tourner, mais on ne fera qu’une seule prise. » Résultat : les gens ne savent pas trop comment réagir, et ça crée quelque chose. C’est un mélange entre une bonne préparation et une forme de manipulation pour faire émerger une énergie inattendue.

PATTINSON : C’est une excellente idée. J’adore toujours ta façon de procéder. J’aime aussi beaucoup le morceau de Yung Lean dans le film. Est-ce que le morceau d’Arthur Russell était prévu depuis le début ? C’était là dès le départ ?

GAVRAS : C’est venu à la fin. C’est l’une de mes chansons préférées. Avec Will, on avait une playlist qu’on partageait pendant l’écriture, juste pour instaurer une certaine atmosphère pour certaines scènes. Et « Agony », le morceau de Yung Lean, faisait partie de cette atmosphère.

PATTINSON : Les costumes étaient vraiment géniaux, aussi. Quelles ont été tes sources d’inspiration ?

GAVRAS : Pour le groupe d’Anya, les costumes font référence aux soldats bosniaques des années 90, étant donné qu’il y avait des montagnes et de la neige.

PATTINSON : Très cool.

GAVRAS : Et toi, alors ? Quel genre de personnage rêves-tu d’incarner ?

PATTINSON : Oh là là, aucune idée. Tout ce que je veux, c’est prendre des vacances une fois que tout ça sera terminé.

GAVRAS : Tu veux tout arrêter pour devenir menuisier ?

PATTINSON : Carrément. C’est assez épuisant, tout ça. C’est ça qui est génial dans le cinéma : tu peux consacrer toute ton énergie à un projet pendant trois mois, puis te tirer ailleurs pour une éternité. Mais, en parallèle, je suis toujours en train de préparer autre chose. Tu sais déjà ce que tu vas faire ensuite ?

GAVRAS : Non, je travaille sur d’autres vidéos et j’écris. En général, je développe plusieurs projets en même temps, et je vois celui qui m’enthousiasme le plus.

PATTINSON : Tu connais ce sentiment, quand tu écris quelque chose, que tu le présentes à des gens, et que tu réalises soudainement que ça fait déjà 12 ans que ça dure ?

GAVRAS : Oh, oui.

PATTINSON : Tu te dis : « Je me souviens à peine du moment où j’ai commencé à en parler, et ce n’est toujours pas terminé. » C’est pareil avec la musique. J’ai plein de morceaux à moitié finis. Quand je tombe sur un enregistrement vocal, je me dis : « Tiens, ça, ça date de 2013. »

GAVRAS : Je sais. C’est justement ce qui est difficile. On voit la montagne qu’il faut gravir avant de descendre dans l’arène pour faire un film. C’est cette montagne que je contemple en ce moment.

PATTINSON : Pas mal.

GAVRAS : Je parle par métaphores.

PATTINSON : Quelles autres questions pourrais-je poser ? As-tu toujours su que la fin serait celle que l’on découvre à l’écran ?

GAVRAS : Oui. Je pense qu’il fallait que ce soit cette fin-là, car — sans vouloir gâcher la surprise — elle porte, d’une certaine manière, une forme d’espoir. Je crois aux grands gestes, et je crois que ça pourrait fonctionner. Et pour toi, quelle est la suite ?

PATTINSON : Je suis en train de terminer 'Batman'. 

GAVRAS : Quelle année tu vis ! Le seul réseau social que j’utilise, c’est Twitter, et j’y vois des mèmes de toi tirés de chacun de tes films.

PATTINSON : C’est étrange.

GAVRAS : Je trouve que c’est plutôt une bonne chose.

PATTINSON : Mais ça finit par vous influencer. On se surprend à se dire : « Si je formule les choses comme ça, ça pourrait devenir un mème. »

GAVRAS : Ce n’est pas grave. C’est un monde nouveau.

PATTINSON : Je pense que c’est simplement un phénomène qui a pris le relais de ce qui existait autrefois autour du cinéma. Quand j’étais enfant, après avoir vu un grand film, on en citait les répliques ; puis, avec le temps, elles finissaient par s’effacer.

GAVRAS : Eh oui : « Père d’un fils assassiné, époux d’une épouse assassinée. Et j’aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l’autre. »

PATTINSON : Exactement. Les mèmes ont remplacé tout ça.

GAVRAS : J’adore le fait que tu y penses quand tu joues.

PATTINSON : Oh, absolument. Voici une question sérieuse : dans ton travail, le chaos apparaît souvent comme quelque chose d’incroyablement beau. Est-ce qu’il t’arrive de craindre qu’en rendant la destruction belle, on finisse par en avoir un peu envie ?

GAVRAS : Waouh. On a commencé par parler de déodorant pour en arriver là ! Je pense qu’il y a de la beauté dans le chaos, car le chaos permet la reconstruction. Sans vouloir sans cesse recourir aux métaphores de la mythologie grecque, c’est un peu comme le phénix : à partir de tout ce qui brûle, on reconstruit quelque chose de nouveau. Il y a toujours une forme de positivité dans le chaos, ainsi qu’une certaine excitation qui se traduit à l’écran.

PATTINSON : Est-ce que tu filmes toujours les scènes chaotiques avec plusieurs caméras ?

GAVRAS : Non, en général, j’essaie de travailler avec une seule caméra, même si cela dépend du nombre d’acteurs présents. Utiliser une seule caméra oblige le réalisateur à vraiment réfléchir au plan. Sinon, on a tendance à se dire : « Oh, on verra bien au montage », et le résultat finit par manquer de tenue. J’aime la structure qu’impose l’usage d’une seule caméra. Ensuite, il faut que le chaos paraisse naturel devant l’objectif ; on ne peut pas compter sur le montage pour susciter ce genre de sensation.

PATTINSON : Ouais. J’adore la façon dont tu as géré tout ça dans 'Athena'. Tu parviens à créer une immersion totale, une expérience très concrète, sans jamais donner l’impression que c’est fait de manière trop calculée. Parfois, quand un réalisateur cherche à tout prix à nous plonger au cœur de l’action, je trouve que cela rend le film, paradoxalement, moins captivant.

GAVRAS : C’est vrai.

PATTINSON : Quel est le dernier film qui t’a rendu jaloux ?

GAVRAS : J’ai beaucoup aimé 'Weapons'. Je suis allé le voir avec ma fille dans une salle comble. Je ne suis pas un grand amateur de films d’horreur, mais les réactions du public étaient folles. Les gens hurlaient, riaient… et j’ai trouvé la réalisation vraiment maîtrisée. Je me suis dit : « Putain, voilà quelqu’un qui sait comment faire réagir un public. » 

PATTINSON : C’est génial. J’adore les films d’horreur. Avant il y a quelques années, je n’avais jamais vraiment vu de film d’horreur au cinéma.

GAVRAS : C’est toute une expérience.

PATTINSON : C’est ce qu’il y a de mieux. C’est comme faire un tour de montagnes russes. Je pense que si les films d’horreur rencontrent un tel succès, et ce de manière si constante, c’est parce qu’il s’agit de l’un des rares genres cinématographiques où, en achetant son billet, on obtient quasiment à chaque fois exactement ce pour quoi on a payé.

GAVRAS : C’est une expérience très collective.

PATTINSON : J’ai hâte de voir 'Resident Evil'. Je crois que ça sort bientôt. J’ai une dernière question. Quel est le film que tu as détesté la première fois que tu l’as vu, mais que tu as fini par trouver génial par la suite ?

GAVRAS : Bonne question. À cause de mon père, j’ai découvert [Andreï] Tarkovski beaucoup trop jeune. J’ai vu 'Stalker' vers sept ans et je me suis dit : « C’est de la merde. » Puis, dans la vingtaine, je l’ai revu et je me suis dit : « C’est incroyable. » Pareil pour [Ingmar] Bergman. J’ai découvert Bergman beaucoup trop jeune et je me suis dit : « C’est d’un ennui mortel. » Et plus tard, je me suis dit : « Tiens, je suis adulte maintenant. Je peux en saisir les subtilités et j’adore ça. »

PATTINSON : Regarder 'Stalker' à sept ans, c’est pas mal.

GAVRAS : Un vrai cauchemar. C’était génial.

PATTINSON : Incroyable. Mes questions, celles que j’avais notées…

GAVRAS : J’adore le fait que tu aies noté des questions.

PATTINSON : J’en avais vraiment préparé tout un tas, et je n’en ai posé aucune.

GAVRAS : Très bien, eh bien merci beaucoup.

PATTINSON : Merci. À plus tard. On se voit bientôt !

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