lundi 3 juillet 2017

Interview de Robert Pattinson avec le magazine Film Content

Finalement nous n'aurons pas eu à attendre longtemps avant d'avoir l'intégralité de l'interview :)


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Si j'ai le temps dans la semaine j'essayerai de traduire l'article, en attendant voici la traduction de l'interview :

Peu de temps après la première mondiale de Good Time à Cannes, sa star, Robert Pattinson, peut finalement s'asseoir un moment pour une interview dans un hôtel de la Croisette. Il était affable, réfléchi et parlant comme un passionné de film. 

Vous avez travaillé avec David Cronenberg, James Gray, les frères Safdie. La prochaine est Claire Denis avec High Life. Avez-vous une liste de réalisateurs que vous cochez ?
Je viens juste d'avoir un petit rôle dont je suis très heureux, avec Ciro Guerra qui a fait 'L'étreinte du Serpent'. Ce film était magnifique. J'aime trouver des gens qui font ses films étranges, comme Claire Denis. J'ai regardé tous ces films au cours du weekend dernier et ils avaient tous ce petit univers unique. 

Quel est votre film préféré de Claire Denis ?
J'adore vraiment 'S'en fout la mort'. Je ne savais pas qui elle était avant d'avoir vu White Material, quand je tournais un des films Twilight. C'était sur cette chaîne du câble à Baton Rouge. J'ai été transfiguré. 

Parlons de Good Time. Votre personnage, Connie, est presque comme un acteur dans sa vie, un métamorphe. Et il jauge tout le monde. 
Il a une compréhension innée de ce que les gens veulent. Et il est habile - il est très bon pour détourner l'attention. Quand nous l'avons d'abord développé, ils voulaient vraiment faire en sorte qu'il soit un peu mystique. Il ne comprend pas vraiment ce que c'est. C'est un solitaire et plus vous vivez dans l'isolement, plus vous développez une vie unique et fantaisiste dans votre tête. Je pense qu'il raconte des histoires plutôt que des mensonges. Quand il parle au policier à l'hôpital, j'imaginais qu'il ne mentait pas. L'immédiateté était vraiment la partie intéressante pour moi : il n'a pas à penser, c'est tellement instinctif. 

Quand vous travaillez sur un personnage, vous demandez-vous pourquoi il est comme cela ?
J'aime les choses que l'on ne connaît pas et c'est comme de sauter d'une falaise pour voir ce qui va se passer. Il y a certains éléments du personnage avec lesquels , en tant que personne, vous n'êtes pas d'accord. Cela veut dire que vous savez que vous êtes au bon endroit, qu'il se passe quelque chose de bien et que vous n'êtes vraiment pas dans votre zone de confort. 

Avec quoi n'étiez-vous pas d'accord ?
La première scène que nous avons tourné était celle où je sors [le frère de mon personnage] Nick de sa séance de thérapie. Nous étions dans un hôpital lorsque nous la tournions et il y avait beaucoup de personnes handicapées mentales autour de nous et Josh disait "Dis : C'est ce que tu penses être ?" et je disais "Je ne veux pas dire cela ! C'est foutrement dingue de dire cela." Et en fait c'est ça le truc : il refuse d'accepter qu'il y a quelque chose qui cloche chez son frère, simplement parce que c'est son frère. Il y a certainement une tendance narcissique là dedans et je sais aussi que c'est une chose typique chez les criminels. Il y avait sans aucun doute quelques autres moments...

Je suppose que je dois vous questionner à propos des scènes romantiques avec la fille de 16 ans. 
C'était terrifiant ! Pour être honnête, j'ai trouvé que la ligne la plus sordide dans tout cela est quand il dit "Quel âge as-tu ?" et elle répond "16 ans." Mais elle à l'air bien plus jeune que 16 ans et il lui dit "Tu as l'air plus âgée." Mais je pense qu'il est bizarrement asexué à ce moment. Il n'est pas dans son propre corps. Non pas que j'essaye de justifier ses actions. J'ai regardé le film deux fois. La première fois, j'ai juste trouvé que c'était très drôle, le film entier. La seconde fois, je me suis dit "Merde." Je me disais "Quel salaud ! C'est vraiment, vraiment un mec méchant." Et c'est probablement de cette façon que la plupart des gens le verront. 

Cela revient dans les films des Safdie : l'immoral, l'amoral, ce qu'il se passe vraiment. 
Daddy Longlegs en est le parfait exemple. Vous aimez le gars, mais vous vous dites "Oh mon dieu. Tu es un monstre !" Je ne sais pas ce qu'il y a en eux. Peut-être qu'ils sont simplement comme cela (rires). 

Comment votre collaboration avec les Safdie est-elle arrivée ?
J'ai interrogé mon agent à leur propos et je disais "Je crois que j'ai peut-être trouvé quelque chose que personne ne connaît!" Quand je les ai rencontré, je me disais, ouais, j'ai un peu une longueur d'avance ! (rires). 

C'est en partie ce qui est amusant pour vous. 
Je suis un peu comme un A&R !

Comment vous préparez-vous pour ce type de personnage ?
C'était un processus constant. J'ai vu une version du scénario qui n'avait rien à voir avec le film. Ils disaient qu'ils faisaient un autre brouillon, donc je me suis dit que j'allais simplement leur envoyer tout ce que je voulais voir dedans. Josh était très accessible et prenait tout incroyablement au sérieux. Je veux dire, interrogez n'importe qui ayant travaillé avec lui - enfin, avec eux, mais j'ai surtout parlé à Josh, car Benny venait juste d'avoir un bébé - Je ne me suis pas seulement senti lié au produit final, mais aux gens qui l'ont fait. A la fin de la journée, c'est un film, mais en même temps, cela veut tout dire pour vous de le faire. Sinon, cela est inutile. 

Cela a dû être une des nombreuses différences avec le fait de faire un film de studio. 
Avec celui-ci, surtout, c'était tellement hors de contrôle. On volait les prises de vues. C'était très audacieux. Quand nous tournions la scène de course poursuite avec la police, nous n'avions pas la permission de tourner dans la rue et nous mettions [la caméra] à l'intérieur d'un monospace avec les portes ouvertes et nous essayions de faire un travelling dans la rue. Josh et Benny bloquaient les rues eux-mêmes, tenant les moniteurs sur une rue à quatre voies  avec le trafic s'accumulant. C'est dingue !

Avez-vous eu le sentiment d'explorer quelque chose avec vos personnages ces dernières années ?
Je pense qu'il y a ce vague point commun. Juste ce qui m'intéresse et les expériences de la vie, je me sens un peu décousu avec la réalité. Il y a une chose assez semblable entre Cosmopolis et celui-ci, où vous essayez de vous baser sur quelque chose, quand vous devenez convaincu que vous ne vivez pas dans la réalité. Ces personnages gravitent en dehors de l'orbite de la Terre. 

Scans

Traduction : Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.com

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