vendredi 4 septembre 2015

Interview de Robert, Dane et Anton avec The Sydney Morning Herald (Traduction)



La star de LIFE Robert Pattinson sait ce que James Dean ressentait à propos de la pression de la célébrité :"Vous ne pouvez pas l'arrêter". 

Quand l'acteur James Dean est mort dans un accident de voiture en 1955, le second et plus marquant film de sa courte carrière - La Fureur de Vivre de Nicholas Ray - venait de sortir. Dean avait 24 ans. 

A l'Est d'Eden l'avait rendu célèbre plus tôt cette année-là ; Géant était en cours. En rétrospective, 3 films ne semblent pas beaucoup pour ce que Dean allait devenir : l'incarnation d'une génération bohème mécontent e envers leurs parents dans un monde d'après-guerre. Le fait est, cependant, qu'ils ne sont pas devenus plus cool que Jimmy Dean. Ils ne le sont toujours pas. Vous pouvez le voir dans les photographies prises de Dean pour le magazine Life par le nouveau venu de Magnum, l'ambitieux Dennis Stock. 



C'était Stock qui a pris la photo qui a orné les murs des chambres de millions d'adolescents dans les décennies à venir, un photographe connu même pour des personnes qui ne savent pas qui était Dean : Dean avec son col remonté marchant contre le vent hivernal à Times Square. 

C'est cette photographie qui forme la toile de fond du nouveau film d'Anton Corbijn, LIFE, qui retrace la brève relation entre Stock et son sujet tout aussi ambitieux. 
N'importe quel acteur serait anxieux avant d'accepter de jouer James Dean, pas seulement à cause de son statut sacré, mais car ce serait facile de glisser sans faire attention dans une parodie. 

Dane DeHaan, qui est plus connu dans le rôle du Bouffon Vert dans les récents films Spider-Man, n'a pas arrêté de dire non. 
"Je ne pensais pas vraiment pouvoir le faire. Ensuite, j'ai rencontré Ian Canning, le producteur et il m'a expliqué comment selon lui ce n'était pas simplement un film sur James Dean, c'était plus un film sur une personne normale qui peut être transformée en idole. Je trouve que c'est un sujet très intéressant."
DeHaan a ressenti une certaine affinité avec Dean, qu'il décrit comme étant "une personne vraiment entêtée, un artiste intransigeant, assez méfiant du monde qui l'entoure."

Dès le début, comme le montre Corbijn, Dean était à couteaux tirés avec les directeurs des studios, Ben Kingsley fait un tour spectaculaire en incarnant le magnat de studio, Jack Warner, disant à Dean à quel point il veut qu'il soit rebelle. 

"Je sais ce que c'est, même si j'ai un point de vue différent là dessus," dit DeHaan. "Ça ne m'atteint pas autant que lui. Quand j'ai fait ce film, c'était juste avant la tournée promotionnelle de Spider-Man. Il y avait ce sentiment imminent de ce qui allait se passer, de la même manière qu'avant la sortie d'A l'Est d'Eden."

Stock était une personne habile et qui avait du flair qui, après avoir tourné le dos à sa femme et son fils dont il ne s'intéressait pas, était désespéré d'être approuvé comme photographe artiste. 

Robert Pattinson, l'ancienne idole de Twilight qui joue Stock, a regardé des interviews de Stock qu'il a enregistré lors qu'il avait plus de 70 ans. 
"Il avait encore tous ces ressentiments, toutes ces choses qu'il enviait à James Dean,  c'était évident qu'il était toujours très aigri," dit Pattinson. "A ses yeux, quelqu'un comme James Dean vit librement et fait tout ce qu'il veut, il est l'artiste qu'il veut être. C'est dingue, mais je le comprends. Il est en quelque sorte un personnage tragique."

Vous pourriez penser que si Pattinson devait comprendre quelqu'un ce serait l'idole, qui est représentée dans le scénario de Luke Davies comme étant bien consciente que son image est manipulée. 

Pas du tout, Pattinson dit que jouer Dean ne l'intéressait pas. "Je ne sais pas si j'ai quelque chose de James Dean. Les gens le voyaient comme un leader. Les jeunes, garçons comme filles, se disaient 'Dis-nous comment vivre. On dirait que tu connais les secrets !' Eh bien, je ne pense pas que quelqu'un m'ait déjà regardé comme cela."
Et autre chose, Dean avait une vision de son futur qu'il savait délibérément compromis. 
"Dans ce film, il est déjà désabusé et déçu," dit Pattinson. "Tandis que lorsque toutes ces choses me sont arrivées, c'était assez excitant et amusant car je ne savais pas ce qu'il se passait... J'avais l'impression qu'il y avait une porte laissée ouverte devant moi et que vous pouviez continuer à pousser la porte sans savoir ce qu'il y a de l'autre côté. J'étais simplement curieux. Je n'ai réalisé que des années après que vous ne pouvez pas l'arrêter : la porte s'est refermée derrière vous."

Corbijn qui a maintenant 60 ans, aussi âgé que les photos de Stock ; est né 5 mois avant le décès de Dean. 
Il était (et est toujours) un photographe de musiciens très influent avant de faire irruption dans le monde du cinéma avec son biopic frappant de Ian Curtis de Joy Division, Control, en 2007. 
Pour lui, dit-il, la photo de Jimmy Dean à Times Square c'est "comme le jazz". "C'est le symbole de l'évolution de la société, de l'émergence du rock'n'roll et d'une génération qui veut posséder son propre temps, qui veut une vie qui n'est pas celle de leurs parents." C'était toujours, dit-il, "bien plus que seulement James Dean"


Traduction Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.com

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