mardi 29 août 2017

Nouvelle interview de Robert Pattinson avec Le Matin du Soir

Nouvelle interview avec le journal suisse Le Matin du soir : Il y est question entre autre de Good Time, de ses choix de scénarios, de ses fans...


L'article :

"L’acteur est sur la terrasse de son hôtel, sur le point de s’allumer une cigarette quand nous arrivons. Il la repose et s’excuse presque: «Ça fait des années que je passe de période où je fume des cigarettes électroniques, puis plus rien puis de nouveau de vraies cigarettes, confesse-t-il. Je dois avoir arrêté de fumer au moins vingt fois…» C’est finalement sans avoir fumé que l’acteur, en couple depuis trois ans avec la chanteuse FKA Twigs, malgré les récentes rumeurs, s’installe pour notre face-à-face. Son film «Good Time» sort le 13 septembre en Suisse..

Vous avez dit vouloir tourner avec les plus grands réalisateurs européens. À quand Pattinson en tournage en Suisse romande?

Je suis ouvert à toutes les propositions. Si un réalisateur suisse lit Le Matin du Soir et veut me proposer un scénario original, dites-lui bien qu’il n’hésite pas! Je me moque du budget, rien à faire de la taille de ma loge et de voyager en première classe. Si je voulais seulement le luxe et le fric, je tournerais à Hollywood toute l’année dans des franchises de super-héros. Ce qui me stimule, c’est un excellent script avec un metteur en scène visionnaire qui va me pousser au-delà de mes limites. Je viens tourner à Lausanne demain si vous me trouvez ça!

Vous êtes sérieux?

Chaque fois que je commence un film, je pense qu’il s’agira du dernier. Je n’ai jamais l’impression d’être une star ou que ma carrière durera éternellement. Alors, je recherche toujours de nouveaux projets.



Vous jouez Connie, un petit criminel qui veut sortir de prison son frère qui est déficient mental. Y a t-il un sentiment de liberté à jouer un gars violent et capable de tout?

Bien sûr! J’ai fait des trucs pour «Good Time» que je n’oserais jamais faire dans ma vie, et il y a un sentiment d’excitation totale à voler une banque. Nous avons tourné ce cambriolage en pleine rue dans New York et aucun des passants ne savait qu’il s’agissait d’un film. Les gens rasaient les murs et passaient rapidement leur chemin.

À quel moment tragique pensez-vous lorsque vous devez jouer un drame devant des caméras?

Je ne fonctionne pas ainsi, car je ne pense pas que l’homme que j’incarne est profondément mauvais lorsque je joue. Dans «Good Time», Connie est un gars qui ne planifie pas un meurtre ou un cambriolage… Il est incapable de prévoir quoi que ce soit. D’ailleurs, tout ce qu’il entreprend tourne au fiasco. Donc, mon attitude est de donner vie à cet homme et, pour cela, je dois penser qu’il réagit de manière logique. Mais cela ne veut pas dire que je ferais les mêmes horreurs pour sortir quelqu’un de prison.

Daniel Day Lewis est connu pour vivre 24 heures sur 24 dans la peau de son personnage quand il tourne. Et vous?

Pour ce film, c’est exactement ce que j’ai fait. Nous tournions de nuit et je passais la quasi-totalité de mes journées à dormir. Donc, en dehors de l’équipe, je ne voyais pas mes amis ni ma famille. Je me suis installé dans un petit appartement de New York deux mois avant le début de la production pour vivre et devenir ce personnage. Ma hantise était d’être reconnu et d’avoir les paparazzi ou des fans partout où j’étais.

Pourquoi cette peur?

Après le premier film «Twilight», j’ai tourné une romance à New York, «Remember Me» et c’était le pire enfer de ma jeune carrière, car il y avait des masses de fans ainsi, que des photographes partout où j’allais. Je n’arrivais pas à penser comme mon personnage tellement j’étais perturbé par le manège médiatique autour de moi. Je me suis juré de tout faire pour éviter que cela se renouvelle. Tourner entre minuit et 6 heures du matin, ça aide à éviter les rassemblements de foule.

En fait, est-ce que le vrai Robert Pattinson est un gars sombre et déprimé ?

Non, mais c’est intéressant de jouer cela à l’écran. Si l’on me compare aux rôles de mes films, je suis sûrement terriblement ennuyeux, mais c’est aussi cela qui m’attire: aller à l’extrême de mes capacités.

Est-ce que votre compagne FKA Twigs pense que vous êtes un gars ennuyeux?

Mon Dieu, j’espère bien que non (rires).

«Je n’ai jamais l’impression d’être une star ou que ma carrière durera éternellement»

Vous faites tout pour ne pas vous afficher avec la musicienne qui partage votre vie. Pourquoi?

Parce que ce que je fais dans mon intimité ne regarde personne d’autre que moi; enfin, nous!

Est-ce que votre mariage est toujours d’actualité?

Je ne saurais pas comment répondre à votre question de manière honnête, alors je préfère ne rien dire.

Est-ce que FKA vous soutient dans vos choix de carrière?

Le soutien est mutuel, mais je prends mes décisions seul. Je suis à une étape de ma vie où j’ai un grand besoin d’apprendre. Je me sens comme un apprenti qui avance étape par étape au contact de grands artistes. Si vous regardez mes choix de film depuis «Twilight», je n’ai accepté que des projets indépendants parce qu’un réalisateur ou un scénariste me fascinait. Je ne demande à personne d’approuver mes choix.

N’avez-vous pas peur que vos fans n’aillent pas voir vos films?

Si vous comparez mes films récents avec «Twilight», je n’ai fait que des bides (ndlr: Robert éclate de rire). Je ne pense pas au box-office, mais à l’expérience que je vais tirer d’un tournage. Si j’ai la chance que le film fonctionne et qu’il rencontre l’approbation des spectateurs, c’est formidable. Mais je n’ai pas fait «Good Time» en me disant que l’on allait être numéro 1 des salles durant des mois. Cela dit, je suis sûr qu’un grand nombre de lecteurs du Matin du Soir vont adorer «Good Time» pour l’expérience cinématographique qui n’a rien à voir avec un blockbuster, c’est sûr!"

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