mercredi 9 septembre 2015

Les premières critiques de The Childhood of a Leader

Les journalistes ont pu voir The Childhood of a Leader au Festival du film de Venise, l'occasion pour nous de découvrir les premières critiques du film (positives ou mitigées) : (Attention Spoiler !!)




Cela ne ressemble en rien à ce que vous avez pu voir avant, le premier film en tant que réalisateur de l'acteur-rédacteur-scénariste américain Brady Corbet est un psychodrame historique, ou peut-être un drame historique sur la psychanalyse, qui étudie la montée du fascisme chez un jeune garçon obstiné, capricieux et qui lutte avec le pouvoir. La toile de fond du film est la conférence de paix à Paris en 1919 qui a mené au traité de Versailles, The Childhood of a Leader est aussi sombre et convaincant que la remarquable bande originale du film du musicien Scott Walker. 

[...] The Childhood of a Leader ne dérive pas de son chemin. Dominée par la crainte, virant dans le film d'horreur d'art et d'essai à certains moments, cette histoire sombre ne fait pas de prisonniers. Peut-être que les 4 brèves apparitions de Robert Pattinson dans le film duperont quelques adolescentes qui achèteront un ticket, si c'est le cas, elles feraient mieux de se préparer à une expérience cinématographique intelligente, adulte et allusive. 

[...] Une séquence finale saisissante, impressionnante qui se passe quelque part dans le futur, ne répond pas forcément aux questions et en pose de nouvelles.[...] Corbet assure la direction d'un excellent casting, cela en fait un mixe entre une poésie avant-gardiste et la puissance dramatique d'un bon cauchemar. 

The Hollywood Reporter :

Tentant de décrire la montée du fascisme en Europe entre les deux guerres en utilisant comme parabole un jeune garçon capricieux, le sombre et onirique The Childhood of a Leader peut seulement être appelé d'extraordinairement trop ambitieux. Ce premier film du réalisateur américain de 27 ans, Brady Corbet, combine un bon casting européen, une direction artistique grandiose et une retentissante bande originale de Scott Walker, mais le résultat est un méli-mélo embarrassant qui est difficile à suivre. On ne peut que se demander quel avenir l'attend après sa sélection dans la section Horizon à Venise et une brève apparition de Robert Pattinson est peu susceptible de changer sa fortune. 
[...]

The Film Stage :

Le premier film du jeune acteur Brady Corbet, qui est devenu scénariste/réalisateur, The Childhood of a Leader est un choix ambitieux pour un premier projet - une pièce d'époque qui associe le climat politique post première guerre mondiale et l'éducation d'un enfant dans un château à l'extérieur de Paris. Le film, qui fait ses débuts dans la section Horizon du festival du film de Venise, est un tour d’équilibriste psychologique qui pourrait s'effondrer à chaque tour, mais qui ne le fait jamais. 
[...]
Ce qui pourrait très facilement être perçu comme un premier film irritant, prétentieux est en fait une manifestation de la folie contrôlée pleine de touches astucieuses, comme l'utilisation du personnage de Robert Pattinson dans les quelques scènes où il apparaît. Espérons juste que ces fans dévoués qu'il conduit vers un territoire inexploré depuis quelques années iront jusqu'au bout de celui-ci.


Eye for film :

Personne ne pourrait dire cela à propos du premier film de Brady Corbet, The Childhood of a Leader, présenté dans la section Horizon, qui a déjà été injustement critiqué comme étant "trop ambitieux" - comme si un Américain de 27 ans devrait commencer avec une petite comédie défoncée et rester éloigné des questions d'adultes. Il est vrai que le film est source de division, mais seulement dans le bon sens, quiconque ayant une haute tolérance pour un cinéma lent et impressionniste trouverez beaucoup d'occasion de se perdre. Cependant, Corbet cite régulièrement le cinéma d'Europe de l'Est dans ses intérêts, on ressent dans son premier film les traditions européennes. Il y a là l'écho des maîtres (Luchino Visconti notamment) dans la superbe cinématographie en 35mm de Lol Crawley.

Se passant en 1919, l'histoire elle même est une énigme en trois fragments, trois chapitres qui se réfèrent à la colère qu'aura l'enfant (Tom Sweet) durant presque 2 heures. Nous n'avons jamais entendu parlé de lui avant ,mais nous ressentons sa présence. Le garçon, comme son père, un conseiller en politique américain, le note, a commencé à changer. Ça commence avec un petit jet de pierre et dégénère en guerre durant un dîner. Curieusement cependant, la psychologie en général n'est jamais exploré et Corbert reste dans les petits détails de la vie de l'enfant, qui est hermétiquement fermé aux conséquences de la grande guerre, alors que son père est profondément immergé dedans. Le garçon ne se soucie pas des réparations, insistant plutôt pour apprendre les fables d'Ésope dans un français qu'il a rapidement amélioré.

Cela ressemble à une pièce lente et certaines scènes le sont, mais une mise en scène brillante et une superbe bande originale par Scott Walker donnent au film une urgence angoissante. La fin est un sujet de discussion c'est sûr, mais il y a des idées et des provocations ici qui assureront au film de Corbet une longue vie, même si pas particulièrement commerciale.

Cine Cola :

Un travail ambitieux qui sera probablement snobé par ceux qui sont trop fidèles aux sources auxquelles il rend hommage (ou de ceux qui ne se soucieront pas des dites sources).
[...]En tant que tel, l'impact du film dépend beaucoup des performances de l'excellente distribution européenne. The Childhood of a leader comprend également une brève apparition de Robert Pattinson, qui apparaît seulement pour une quinzaine de minutes dans l'ensemble du film, mais qui est très crédible.

Liens vers des critiques en français (pas toujours positives !) :
Abus de ciné
Accréds "Robert Pattinson doit travailler en France ; il y est encore meilleur qu’ailleurs."
Le Billet.ch (3 étoiles sur 5)

Traduction Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.com

Cet article sera mis à jour régulièrement...

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