jeudi 24 septembre 2015

Interview Audio de Robert Pattinson avec Deutschlandfunk - Traduction

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Traduction :

Q : Robert Pattinson, est-ce qu'il y a aussi une photo de vous que vous appelleriez "votre photo Times Square"...

R : C'est bizarre, car on m'a tellement pris en photo, lors des premières et autres. Il y a des photos singulières que les gens veulent faire signer et ce sont toujours les mêmes. Je ne le comprends pas, car ce n'est pas mon truc. Je me demande, pourquoi cette photo ? Je ne sais pas s'il y a LA photo... je pense que je suis la mauvaise personne pour juger... Et la photo de James Dean était comme une campagne, les photos étaient mises en scène d'une certaine manière. Elles devaient montrer l'âme perdue, devait-il retourner dans sa ferme familiale ou pas ? ils voulaient montrer le conflit interne du jeune garçon de la ferme et de l'artiste. [...]

Q : N'est-ce pas gênant d'être photographié tout le temps ?

R : Je suis beaucoup plus à l'aise maintenant qu'auparavant. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je suppose que quand les gens vous ont vu un million de fois dans une certaine pose, alors ils vous ignorent. Soit vous vous tenez là comme une statue de Madame Tussaud, soit vous avez juste l'air effrayé tout le temps. J'évite de prendre des photos maintenant.

Q : Mais maintenant vous savez comment avoir l'air bien sur une photo ?

R : Quand j'étais plus jeune je me suis soudain surpris à poser, ensuite je me suis dis qu'il fallait arrêter. C'est gênant.



Q : Que saviez-vous sur James Dean ?

R : Comme presque tous les acteurs qui sont passés par une phase, j'ai été un peu obsédé par lui, à 16 ou 17 ans. Tout le monde à cet âge étudie son langage corporel, ensuite dans un casting ils ressemblent tous à James Dean, c'est assez embarrasant. Je n'ai pas lu sa biographie ou autre, mais j'ai regardé son travail.

Q : Mais ensuite, Anton Corbijn ne vous a pas demandé de jouer James Dean, mais à Dane DeHaan. Etiez-vous déçu ?

R : C'est une personne très intéressante, c'est un rôle intéressant, mais Dennis me correspondait de toute façon. La manière dont ils ont écrit le rôle de James Dean, il est très confiant. Il sait qu'il va percer. Mais je n'ai jamais été une personne qui pense que le succès est inévitable. Quand il y a des problèmes, je me dis : tu n'y arrives pas. Dennis Stock était rempli de peur, je peux comprendre cela bien plus que l'artiste libre d'esprit.

Q : Nous ne connaissons pas autant de choses sur Stock contrairement à James Dean. Nous voyons Stock dans une situation très insatisfaisante, même dans la vie privée. Que vouliez-vous montrer ?

R : C'est un personnage assez négatif. C'est un trou du cul, c'est ce que j'aime chez lui, c'est trompeur. Beaucoup de gens qui veulent être un artiste ont peur, et cette peur les empêche de devenir les artistes qu'ils veulent. Et ensuite ils blâment leur femme et leur enfant, la ville, parce qu'ils ont peur de ne pas être un artiste aussi bon qu'ils le pensent. C'était la personnalité de Dennis, je peux comprendre cela. Et ensuite il y a James Dean, Dennis est tellement jaloux, il vit de la façon dont il veut vivre. Et cela sert son potentiel en tant qu'artiste. Il se dit : Je ne comprends pas.

Q : Comment gérez-vous la pression et les attentes qui reposent sur vous ?

R : Les gens disent toujours : n'écoute personne. Mais évidemment, vous devez écouter les gens. C'est un équilibre difficile. D'un côté vous êtes supposé divertir les gens, et de l'autre cela peut vous blesser quand le public ne vous aime pas. En même temps vous ne pouvez rien faire d'intéressant sans peur. C'est difficile de trouver un équilibre. Un jour vous vous dites : Rien à foutre. Et l'autre : s'il vous plaît, aimez-moi ! Et sans cette pression ce serait ennuyeux. Je n'ai pas de solution. Chaque fois que j'ai un nouveau travail je deviens fou, mes nerfs lâchent, je suis déprimé et je me dis que je suis le plus mauvais acteur. Mon père me dit alors, je t'aime bien comme cela, cela veut dire que tu vas faire du bon travail. Mais je ne trouve pas l'intérêt de devoir le payer dans la douleur. Je ne comprends pas, c'est si bizarre. Car une fois que vous travaillez ça se passe bien, c'est amusant. Mais les semaines avant sont terribles.

Q : Peut-être ne le voyez-vous pas dans votre chambre d'hôtel, mais les fans se sont levés tôt pour être sur le tapis rouge et vous voir ce soir. Je vois des ressemblances avec James Dean, le battage médiatique, les cris, depuis Twilight - Pouvez-vous comparer cela ?

R : Je vois une différence. Twilight était le premier film où la société de distribution a vu le potentiel des fans sur Internet. Ils les ont laissés créer le battage médiatique. Avec James Dean, les gens voulaient qu'ils soient un leader. C'est ça la différence. Avec twilight, le public voulait s'y retrouver, les fans sentaient qu'ils en faisaient partie. La célébrité de James Dean - et c'est pourquoi il y avait bien plus de pression sur lui - les gens le regardaient en se disant : où nous emmènes-tu, dis-nous comment vivre ! Eh bien, personne ne me demande comment vivre !

Q : Quand avez-vous réalisé ce qui vous arrivez ? Twilight était juste un film mais cela a causé une telle hystérie...

R : J'ai eu le sentiment d'être dans une sorte de choc durant 4 ans. Ces deux dernières années j'ai commencé à réaliser que les choses commençaient à se calmer un peu. Et je sais qui je suis et ce que je veux. Quand j'ai signé pour les suites de Twilight je savais que cela prendrait 10 ans avant que le prochain chapitre de ma vie puisse commencer. Et c'est exactement cela. Cela fait 7 ans maintenant, les choses se calment. Je peux aller au supermarché maintenant. C'est génial, ces glorieuses expériences comme aller à McDonalds (rires) !

Q : Peut-être qu'un jour vous irez au supermarché et que personne ne vous reconnaîtra. Cela vous manquera t-il ?

R : Non. Je n'ai jamais vraiment trouver cela... je veux dire, c'est sympa quand les gens viennent aux premières, si soudainement personne ne vient je m'interrogerai. J'aime mon travail et je veux que les gens voient les films, mais l'hystérie ne me comble pas, au contraire, ça me rend nerveux, je n'en ai pas besoin. La seule chose effrayante c'est quand vous arrivez au moment où les gens vous reconnaissent encore, mais qu'ils s'en fichent (rire). C'est ça le pire.

Q : Est-ce que vous vous prenez en photo ? Je ne parle pas de selfie, mais de vraies photos.

R : Je n'ai pas un visage à selfie. Il y a certaines personnes qui peuvent prendre un selfie et avoir l'air bien. Mais il y a des personnes avec un visage asymétrique et en fonction de l'angle de la photo ils ont l'air idiots. Je suis comme cela. Sinon je serais peut-être tout le temps sur Instagram et Twitter avec mes photos. Mais parce que je n'ai pas un visage à selfie, c'est juste, ce n'est pas, je ne peux pas y être. (rires).

Source/ Traduit à partir de la traduction anglaise de @nicole2dogs

Traduction Française : Sabine@therpattzrobertpattinson.blogspot.com

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